Mais les journalistes doivent reconnaître que si la campagne n’est pas « intéressante » c’est d’abord à eux-mêmes qu’ils doivent s’en prendre. Qui donne de l’écho aux conneries sur la viande hallal et autres fadaises ? Qui donne de l’écho à des petites phrases sans intérêt ? Qui pose des questions sur des sujets dont on se bat les couilles ? Qui n’interroge pas les candidats sur le chômage, sur le logement, sur le revenu, sur la santé ?
Cela permet aux grands candidats d’avoir des idées et des programmes qui ne s’opposent pas. Quand la droite propose le MES, le PS s’abstient de voter et donne ainsi la majorité du Sénat à la droite qui le vote ! Et la presse ne relève même pas un tel événement !
Je suis très étonné de constater que les candidats ne bénéficient plus du même temps d’expression dans les radios et télévisions, ce qui était garanti par la loi électorale ! Cela nuit grandement à la qualité des débats. En 1974 René Dumont, porte-parole d’une écologie naissante, avait le MÊME temps de parole que Giscard et Mitterrand, deux grands candidats.
Qui aujourd’hui se place dans une opposition résolue à l’ordre existant ? Poutou et Arthaud que la presse boycotte et qui n’ont pas beaucoup de militants. Dupont-Aignan dans un tout autre registre. Et Mélenchon qui parvient se faire une petite place dans la presse grâce à la force du mouvement qui le porte.
Même les sympathisants du Front de Gauche sont trop modestes. Trois-quatre blogueurs décident de regrouper les blogueurs apparentés FdG. Ils se croyaient être une douzaine. Et se découvrent une soixantaine après deux semaines d’existence. Chaque jour qui passe fait découvrir une nouvelle plume...
http://partageux.blogspot.com