Je ne crois pas au rapport entre la violence et de prétendues sources théologiques..
Il n’y aurait pas d’univers religieux que la violence serait toujours omniprésente. Elle est inhérente à l’homme. Cela fait partie de ses tripes.
D’autre part la violence a été utilisée par le christianisme alors que celui-ci nous présentait un Dieu « bon » et aimant.. Paradoxalement, nombre des serviteurs de la foi ont abusé de la coercition au nom d’un Dieu présenté comme « bon ».
Pour moi la raison principale en est due au fait d’être persuadé d’être dans la « bonne religion » ce qui a pour conséquence de voir comme fils de Satan tout homme qui n’appartient pas à cette confession.. Il s’agit en gros d’une divinisation de l’Institution (la « Sainte Église »), alors que seul Dieu devrait être Saint. Ce qui a aboutit et de façon logique au tardif dogme de l’infaillibilité pontificale.. Là aussi, seul Dieu est infaillible.
Le remède est dans la perception de ce qui rassemble et non de ce qui divise. Ce fut l’attitude de René Guénon, cherchant les points communs des différentes religions et d’ainsi accéder à l’essence même du religieux. Les formes religieuses sont transitoires et n’ont pas à être divinisées.
Notons aussi que l’image de Dieu en Asie est différente. Dieu n’est pas « bon ». Il est l’Absolu et réunit en lui tous les contraires, Bien et Mal, Masculin et Féminin. De fait, les religions asiatiques ont été moins violentes dans l’ensemble que leurs homologues judéo-chrétiennes, islam compris.
Quant à l’Islam il peut-être non violent quand ses représentants font une interprétation symbolique du Coran. Je vise ici le Soufisme, qui malheureusement a toujours été minoritaire. On constatera d’ailleurs que les soufis ne divinisent en rien les formes religieuses (ils sont l’exact opposé des fondamentalistes et d’ailleurs leurs premières victimes), l’essentiel de leur énergie étant tournée vers l’Unique et leur relation amoureuse avec celui-ci..