• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Pierre Régnier

sur Le vingt-et-unième siècle sera religieusement correct


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Pierre Régnier Pierre Régnier 26 mars 2012 11:26

@ « L’enfoiré » (du 24 à 13 h 48)

J’ai lu votre texte « Du rififi au Saint Siège ? ». Je le crois intéressant pour qui veut perfectionner sa connaissance de l’histoire du catholicisme - Jullien peut-être ? Mais le 23 il nous disait que c’était "son dernier jour sur Agoravox". Pour ma part j’avoue être pas mal débordé et, comme vous avez pu le constater, après les meurtres de Toulouse je concentre ma réflexion et mes interventions sur ce qui a un rapport, direct ou non mais clair, avec la violence religieuse.

Pour cette raison j’ai seulement cliqué sur votre lien renvoyant à ce que vous appelez - que Marcelle Padovani appelle - « la gaffe de Ratisbonne ».

Pour moi cette « gaffe » n’en est pas une et c’est M. Padovani qui dit des bêtises… comme à peu près tout le monde à l’époque, des classiques bêtises « religieusement correctes », justement.

 

Voici ce que je disais dans mon article "Benoît XVI premier responsable de la violence religieuse" (*)

 »" Dans les propos de Ratisbonne de septembre 2006 Benoît XVI n’avait dit que des réalités banales sur la violence de l’islam ; et encore, il ne l’avait fait que de manière très indirecte, pas très courageusement. Pourtant, ce sont surtout ces justes propos que lui reprochèrent ses adversaires, dont bon nombre de catholiques très superficiels, contents de pouvoir taper une fois de plus sur le pape. On fit valoir lâchement que ce serait « relancer la guerre des religions » que d’appeler par son nom la violence islamique, alors qu’elle ne serait le fait que « d’une toute petite minorité ».

Critiquer la violence religieuse dans le seul islam me paraît cependant à la fois injuste et inefficace. C’est à la culture, dans toutes les religions, de la prétendue « bonne violence voulue par Dieu » que la société profane doit enfin s’attaquer sérieusement. Et les religieux eux-mêmes, s’ils veulent être tenus pour non responsables, même partiellement et indirectement, de la violence toujours commise au nom de Dieu, doivent sortir de leur mauvaise foi, au double sens du terme : c’est bien leur croyance, leur justification et leur enseignement de la prétendue « bonne violence » qui conduit, depuis 3000 ans, à la violence religieuse effective.

Dans leurs rencontres inter-religieuses qui, a priori, sont une excellente chose, c’est cette dramatique et durable réalité qui devrait être étudiée en tout premier lieu, alors qu’elle est toujours évitée parce qu’elle est un sujet qui fâche.

Benoît XVI n’est évidemment pas le seul responsable catholique de la violence religieuse… «  »

 

(*) Cet article a pour le moment disparu du site québécois Centpapiers (en panne il n’est plus actuellement qu’une page blanche) où sa publication en une seule fois était la meilleure.

Sur Agoravox je l’ai publié avec des « rattrapages » après avoir supprimé par erreur les chapeaux (mais les caractères gras étaient conservés)

J’indique ici sa reproduction en une seule fois par le précieux site "Savoir ou se faire avoir" (mais les caractères gras ont disparu du corps du texte) :

http://blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès