D’abord, ce
n’est pas parce qu’une chose est depuis longtemps que c’est ce qui est juste ou
idéal. Les cynismes auront décidément tout raflé jusqu’au bout. Le cynisme des
politicien(ne)s (je ne dis pas « homme ou femme politique » exprès, car
c’est devenu un métier et non une fonction) et le cynisme (ou
l’« autruchisme ») des électeurs.
Ensuite,
les sondages n’ont aucune valeur représentative. Avez-vous déjà été contacté
par un institut ? Si oui, dans quelles circonstances et avec quel message à
faire passer. Si non, peut-être travaillez-vous ou avez-vous d’autres
occupations que d’être chez vous en plein milieu de la journée. Ils ne servent
qu’à induire des comportements et à démoraliser certaines troupes. Vous croyez
vraiment qu’a part Sarkozy, Hollande et Bayrou, quelqu’un peut gagner s’il
passe le premier tour ? Les autres ne dépasserait pas le 30%, et je suis large.
Favoriser Le Pen et Melenchon, c’est favoriser son adversaire, en envoyant un
signal inaudible : cf avril 2002.
Les gens
qui critiquent Bayrou ont raison dans leurs constats tout en n’apportant pas
les bons remèdes. Ils invoquent des problèmes inhérents au système et non au
programme et au valeurs. « Il est bon, mais il n’y arrivera jamais. »
Et bien c’est profondément condamnable.
Les
commentateurs critiquent le même système pourri jusqu’à la moelle, faussé par
les médias, faussé par les sondages, faussé par les silences et l’omerta la
plus immonde. Mais ils participent à sa perpétuation en ne voulant pas voir la
porte de sortie, en ayant un esprit clanique et idéologisé. Ils préfèrent
continuer à couler avec l’orchestre qui continue à jouer la valse.
Réveillez-vous ! Bordel !
Personne
n’a raison à 100%, mais prenez au moins celui qui à le moins tort.
Si Bayrou
faisait fasse à des électeurs sensés, sans influences et sans préjugés (bon
d’accord, ça n’existe pas), il gagnerait à 60 % au 1er tour. Ce qu’il dit est
juste du bon sens. Et les gens se disent (comme des c...) : "Il y a un
truc-là, non ? Bon ben, je préfère me faire avoir par les autres, au moins
c’est plus clair et je les connais !"
Si les
citoyens ne s’identifiaient qu’à un seul camp, ce serait toujours le même qui
gagnerait. Or, il y a bien des gens modérés qui pensent qu’il y a de bonnes
idées et valeurs de part et d’autre.
Simplifier
les systèmes cela les rend inopérants et non représentatifs et n’est pas un
idéal de démocratie.
La forme
est un leurre et elle nous conduit toujours vers le rêve, les forfaitures, la
démagogie et les extrêmes.
Les
extrêmes rapportent car ils jouent sur des peurs, des illusions, des
oppositions. Si c’est votre monde idéal, bien à vous, mais n’embarquez pas les
autres dans votre désespoir cynique.
Tous les
présidents qui ont gagnés ont été de fins stratèges, mais c’est bien le drame.
Le fond, le sérieux, la réalité devrait être ce qui l’emporte dans une élection
de ce type.
Ce qui
devrait compter avant tout, c’est le projet qui correspond aux réalités, dans
un monde donné. Bayrou est le seul qui parle des causent internes et
intérieures sans éviter le reste (Europe, immigration, néocapitalisme, finance
internationale), mais en ne les faisant pas une priorité. Production.
Education. Ethique politique. Que voulez-vous de plus clair et de plus
consensuel ?
Tous les
cynismes devraient être combattus car ils ne servent qu’à nous éloigner des
bonnes décisions.
Il faut
faire le ménage et remettre le pays en ordre pour reconquérir notre fierté
perdue : le projet de Bayrou est le seul qui le souhaite. Sarkozy président =
zéro fierté. Hollande président = zéro fierté. Mélenchon = 60% de fierté pour
la forme, 20% pour le fond. Le Pen, j’en parle même pas. Bayrou = minimum 70%
car il est la personnalité politique préférée et non rejetée par cette
proportion de la population.
Bayrou et
son entourage n’est soupçonné d’aucune affaire, d’aucune appartenance à des
lobbys quelconques. Voulez-vous que l’on nomme les scandales, les provocations
verbales intentionnellement des autres.
Dans
l’isoloir, on vote seul et on se met face à sa propre responsabilité. C’est à ce
moment-là que tout se joue. Avant, c’est du café du commerce et du troupeau de
mouton qui bêlent et suivent les bêtes de scène ou de foire. Voilà pour le
cynisme, j’espère que la merde, ça s’enlève des yeux dans des moments
déterminants et historiques comme ceux-là.
Il suffit
de vivre hors de France, d’avoir un minimum de recul, pour rire un bon coup,
car notre trou, c’est nous qui nous le creusons nous-mêmes.
Il faut
arrêter d’avoir une mémoire de poisson rouge dans son bocal. Mais si les médias
faisaient leur boulots EQUITABLEMENT. Si l’école instruisait au lieu de former
(toujours la forme). Si. Si. Si. Ce serait un autre monde et il serait beaucoup
plus respirable et prometteur.
Il n’y a
pas plus compliqué que d’expliquer des choses évidentes. Je pisse dans un
violon. Pour la droite le feu mouille et pour la gauche l’eau brule.
Continuons.