Après les salades de Yang, les salades de Labrune.
Vous nous fabriquez une petit délire normatif, une « rationalisation » maladive de la rationalité qui vous est étrangère.
Soyez heureux, ça se soigne.
Mais seulement si vous y mettez de la bonne volonté.
Je vous recommande le « Changing conceptions of conspiracy ». Un peu vieux, 1987, mais très bon.
Vous verrez que vous racontez des salades.
Le complotisme est le reflet de l’activité intellectuelle la plus fondamentale qui soit, celle qui consiste à « construire la réalité » en cherchant la cohérence lorsqu’elle n’est pas présente. Sachez, puisque vous semblez l’ignorer, que cette construction est sociale, cad, groupale, opposant une majorité qui s’assoie sur sa norme, sur ses représentations et rejette dans la maladie mentale tous ceux qui, dans la minorité, la nie. C’est le même fonctionnement que les paradigmes en science. Avant la bascule, la minorité active est vue comme une bande de fadas, d’emmerdeurs.
C’est vieux comme le monde. Vous êtes du côté de la violence, du côté de la norme, du côté du pouvoir, du côté de la majorité, du côté des moutons.
Les complotistes sont les « malades » d’aujourd’hui et les sains de demain. Vous êtes du mauvais côté. Réfléchissez-y, car il y a un enjeu éthique formidable.