Moi je pense que le gros souci, c’est que, si Pfizer, qui est leader fait ça sans en pâtir rapidement, alors, que vont faire les autres ?
Si le secteur pharmaceutique qui est le secteur industriel le plus rentable depuis des années fait ça et que ça lui réussit, que vont faire les autres ?
C’est de toute façon déjà largement le cas, tout le monde fait ça. Dans tous les secteurs, toutes les entreprises de grande taille fusionnent pour atteindre une « taile critique » et un « point mort » qui augmentent sans cesse avec le niveau global de la compétition, puis dégraissent ensuite, et se restructurent pour être plus légers dans les turbulences et larguer la concurrence dans les escaliers.
Cet individualisme capitaliste qui sied si bien à un petit entrepreneur « atomique » n’ayant aucune prise sur les conditions du marché, cesse d’être juste quand il anime des mammouths aussi puissants que Pfizer. C’est dingue de voir que ces géants ont une conscience de moineau et un sens des responsabilités dignes d’un gamin de deux ans quand il s’agit de prendre en compte le mal qu’il sont capable de faire aux autres et au système qui leur a permis d’arriver là où ils sont.
Pour moi, les multinationales comme Pfizer, c’est un peu comme ces gosses de riches qui se croient tout permis parcequ’ils sont nés avec une cuiller d’argent dans la bouche et qui sont capables, sans avoir l’air d’y toucher, de commettre des actes aux conséquences inouies si personne ne les rappelle à l’ordre à temps, avec des phrases de bon sens du genre : « Mais dis donc, t’es pas tout seul ! Tu te rends compte de ce qui se passerait si tout le monde faisait comme toi ?!! ».
Voilà, les monstres de la taile de Pfizer et ceux qui calent leurs pas dans leurs traces ne sont pas à blâmer, ils n’ont pas conscience du mal qu’ils font parce que personne de vraiment plus adulte (plus fort, plus grand et plus conscient de l’interdépendance des systèmes) qu’eux ne leur a jamais dit qu’ils faisaient le mal et qu’à force de dégraisser ils risquaient de nous faire tous courir à notre perte, tant que nous sommes.
Mais, pour pouvoir rappeler quelqu’un à l’ordre, encore faut-il qu’il y ait un ordre. Il est temps de réglementer l’industrie mondiale de manière adulte et responsable, en commençant par brider définitivement l’empire de la finance sur la sphère réelle. Sinon, autant se séparer tout de suite et retourner chacun à l’âge de pierre dans sa caverne (au moins, je n’aurais plus à me faire c...r à payer mes factures, la sécu, les impôts en me demandant chaque jour de plus en plus « à quoi bon ? »...)
La création d’un syndicat mondial de défense des gens normaux contre l’emprise des affaires sur la vie quotidienne est une nécessité absolue !