Potion amère
Le géant américain de l’industrie pharmaceutique, Pfizer, va bien, très bien même ; il fallait donc absolument mettre en place un plan de restructuration.

Pfizer est le leader mondial du médicament ; il commercialise des produits aussi célèbres que le Viagra - le médicament contre l’impuissance dont la publicité inonde nos boîtes mails -, le Lipitor - un anticholésterol, un des médicaments les plus vendus au monde - ou le Zyrtec - un anti-allergique bien connu des enfants.
Donc lundi dernier, lorsque Pfizer annonce ses résultats, tous les analystes et autres observateurs de l’industrie pharmaceutique sont attentifs ; et ils ne sont pas déçus. A double titre.
Sur l’exercice 2006 Pfizer affiche un chiffre d’affaires en très légère hausse à 48 milliards de dollars, un résultat net quasiment doublé par rapport à 2005 à plus de 19 milliards de dollars - soit un ratio incroyable de près de 40% -. Le patient va donc bien, et le nouveau patron de
Aussi lorsque dans la foulée de la communication de ses résultats financiers Pfizer annonce un plan de restructuration massif prévoyant une réduction des effectifs de 10% - 20% en Europe-, soit 10 000 personnes environ dans le monde, la fermeture de dizaines de sites de production dont un en France à Amboise, est-ce une très mauvaise surprise, le remède de cheval qui est appliqué, la pilule empoisonnée qui est prescrite. L’objectif affiché avec ce plan est bien sûr de réduire les coûts pour abaisser le point mort et donc maintenir les résultats si le chiffre d‘affaires diminuait, de dégager des marges de manœuvre pour la recherche et la croissance externe, et enfin d’avoir un fonctionnement et une organisation plus flexibles ; l’objectif réel est bien sûr de continuer à satisfaire les actionnaires - "shareholder return" - en continuant à augmenter les dividendes et en faisant remonter le cours de l’action. En effet, au cours des dernières années, l’action Pfizer a baissé - alors que globalement la Bourse montait - ce qui à terme pourrait mécontenter des actionnaires jusque-là dociles. Un programme de rachat d’actions pouvant se monter à dix milliards de dollars en 2007 n’a d’ailleurs pas d’autre objectif que de stimuler le cours de l’action. En dévoilant ce plan, Kindler, qui est arrivé à la tête de Pfizer en juillet 2006, montre ainsi patte blanche aux marchés.
Comme souvent, les salariés sont ici les grands perdants : quand ça va mal, ils sont licenciés, quand ça va bien, ils sont licenciés, car il faut tenir les résultats durablement avec des rendements financiers de plus en plus délirants, et le moindre nuage qui se profile génère des réductions d’effectifs préventives. Une application paradoxale du principe de précaution...
En outre, Pfizer étant le leader sur son marché, on peut penser que ses concurrents ne vont pas pouvoir rester sans rien faire ; si les mesures prises par Pfizer ont un effet immédiat sur son cours, et à moyen terme sur son niveau de rentabilité - qui sera mécaniquement croissant -, les actionnaires potentiels vont acheter l’action Pfizer au détriment de celle de ses concurrents. Il va donc falloir réagir en faisant la même chose, et on peut s’attendre à d’autres cures d’amaigrissement dans l’industrie pharmaceutique. C’est l’effet domino dont je parlais ici même à propos de Wal Mart dans un autre domaine.
Ici aussi, le syndrome de la minceur va donc encore frapper. On pourrait peut être ici forger le néologisme de capitalisme anorexique, les entreprises se croient toujours trop grosses, alors qu’elles sont déjà suffisamment minces.
92 réactions à cet article
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Ouais, et je me demande pourquoi M.N Lienneman a cru bon dans une intervention qui n’avait rien à voir, de faire risette en direction des industries pharmaceutiques ! Ca c’est un signe !
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Encore un navrant exemple du cynisme de l’ultra-libéralisme. Quand les résultats sont mauvais, on licencie pour sauver ce qui peut être sauvé, et quand les résultats sont bons (très bon même), on licencie par avance parce-que de toute façon ça ira mal plus tard. Et on s’étonne que les travailleurs soient pessimistes ? :D
Encore une fois, la seule façon de bien gagner sa vie dans ce système est d’être actionnaire, donc d’avoir déja de l’argent...
Et que vive l’ultra-libéralisme, c’est juste dommage que cela ne nous donne pas l’ultra-liberté de botter quelques culs...
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Une triste illustration de plus du pot de terre « travail » contre le pot de fer « bourse ». Les riches retraités étant de plus en plus nombreux dans nos pays industrialisés, la tendance n’est pas prête de s’inverser, mais l’implosion guète...
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Je ne vois pas ou est le probléme. Ils ont gagné de l’argent, c’est du passé, et il restructure, c’est pour l’avenir.
L’important, c’est tout de même l’argent des propriétaires, et on ne va pas payer des gens à glander, une entreprise ce n’est pas l’éducation nationnal : pas de gaspillage !
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d’accord avec vous, mais le probleme c’est cette vision a tres court terme qui est tres bonne pour la bourse mais tres mauvaise pour le moyen-terme... il vaudrait mieux concentrer ses ressources sur la recherche que les virer tant qu’il y a des liquidites... car sans produit d’avenir, il ne leur restera tres vite plus rien pour gagner de l’argent (un medoc dure 10 ans avant les generiques) mais bon l’avenir nous dira vite que va devenir cette boite...
le probleme ce sont ces visions a tres court terme (et pas durable), ce n’est pas le liberalisme...
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« d’accord avec vous, mais le probleme c’est cette vision a tres court terme qui est tres bonne pour la bourse mais tres mauvaise pour le moyen-terme... »
Raisonement bidon, car si c’est mauvais pour le moyen terme, les analystes boursiers le verrons, et le cours s’effondrera.
« l vaudrait mieux concentrer ses ressources sur la recherche que les virer tant qu’il y a des liquidites... car sans produit d’avenir, il ne leur restera tres vite plus rien pour gagner de l’argent (un medoc dure 10 ans avant les generiques) mais bon l’avenir nous dira vite que va devenir cette boite... »
Puisque vous savez mieux que le PDG en place ce qui est bon pour l’entreprise, vous devriez même lui donner votre numéro de téléphone, qu’il puisse vous consulter réguliérement. Devant tant de compétence, d’expérience et de certitude, nul doute que vous aller conduire son entreprise au sommet, que vous vous le faite de votre vie.
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« on ne va pas payer des gens à glander ». Parce que, de votre position, bien au chaud derrière votre clavier, vous SAVEZ que tous ces gens que l’on va virer sont forcément des glandeurs ?! Vous êtes quoi au juste, SuperDRH ??
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Nan, c’est pas super-drh, c’est super-menteur le troll de ces cyber-bois, le trolleur absolu qui crique les « glandeurs » alors qu’il n’a rien d’autre à foutre de ses journées que de polluer les articles d’agoravox de sa bile fielleuse....
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Vous dites :
« Raisonement bidon, car si c’est mauvais pour le moyen terme, les analystes boursiers le verrons, et le cours s’effondrera »
C’est totalement faux, la plus part des raiders jouent sur le tres tres court terme, et se moquent eperdument du moyen terme, vu qu’il ne seront plus de la partie à ce moment là...
Effet d’annonce => un ou deux mois de montée du cours en bourse => prise de bénéfice et tchao tout le monde => voyons voir quel est le prochain qui restructure...
Et en attendant de moins en moins de couche moyenne, de plus en plus de chomeurs, une activitée economique qui se concentre dans les mains de quelques uns, et une majorité qui vit soumise dans l’attente du prochain plan de licenciment de sa boite...
Jusqu’a quand ?
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« Parce que, de votre position, bien au chaud derrière votre clavier, vous SAVEZ que tous ces gens que l’on va virer sont forcément des glandeurs ?! »
Parce que VOUS, vous savez qu’ils ne le sont pas ? Aller, va jouer avec ton sot et ta pelle, petit.
« C’est totalement faux, la plus part des raiders jouent sur le tres tres court terme, et se moquent eperdument du moyen terme, vu qu’il ne seront plus de la partie à ce moment là... »
Parti ou, si l’entreprise est ruiné, crétin ? A qui ils vont la vendre ? Alors, abruti des alpes, comprend bien que si le raiser eux jouent court terme, ca ne peut pas être le cas de leur actions qui doivent valoir quelque chose à moyen termes s’ils veulent pouvoir les vendre.
"Et en attendant de moins en moins de couche moyenne, de plus en plus de chomeurs, une activitée economique qui se concentre dans les mains de quelques uns, et une majorité qui vit soumise dans l’attente du prochain plan de licenciment de sa boite...
Jusqu’a quand ?"
Ca fait 300 ans que ca dure, et c’est pour cela que tu n’es pas en train de bouffer de l’herbe à creuver à 30 ans..
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Vous vous prenez pour qui à insulter les gens et à les tutoyer ?
Ma vie vous ne la connaissez pas et si vous voulez savoir je vie moins bien que mes parents, ce qui est le cas a peu pres de tout mes amis et connaissances autour de moi.
Et pour la petite info je sort d’une periode de chomage (4 mois) apres avoir été licencié sur une restructuration. Quand à savoir si j’allais nourir ma famille, j’en ai eu quelques nuits blanches.
Alors vos propos sur l’avenir glorieux de l’ultra liberalisme vous allez l’utiliser avec d’autres, parceque je me base pas sur de la theorie , mais sur des faits, ceux de ma propre vie. Dernier point, soignez votre orthographe , vos propos auront alors peut etre un semblant de crédibilité.
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« pour la petite info je sort d’une periode de chomage (4 mois) »
Voila, chomeur, et ca va donner des « avis autorisé » sur la gestion d’une multinationale.. Et sur le pontage coronarien, vous donnez aussi votre avis ?
« Alors vos propos sur l’avenir glorieux de l’ultra liberalisme vous allez l’utiliser avec d’autres »
Hum, vous, vous vivez en France, non ?
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@33.229.236. T’as jamais pensé à vendre tes commentaires comme laxatif ou comme vomitif ? Que t’as donc fais la nature pour que tu accumules tant de bêtise et de haine ? Es-tu né sans membres gauches (d’où ton aversion pour ce qui n’est après tout que le symétrique de la droite) ? Alors pour toi, un chômeur ne connaît rien ? Aucun de tes modèles n’a donc connu, ne-serait-ce qu’une fois, les douces joies du licenciement ou de la faillite ?
Je n’ai qu’une chose à dire : tu n’aimes pas la France ? Alors quitte-la !!! Et profite-en pour ne plus nous polluer Agoravox
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Je ne vois pas ou est le probléme. Ils ont gagné de l’argent, c’est du passé, et il restructure, c’est pour l’avenir. L’important, c’est tout de même l’argent des propriétaires, et on ne va pas payer des gens à glander, une entreprise ce n’est pas l’éducation nationnal : pas de gaspillage ! =========== bonjour, je fais parti de ceux que tu viens de traiter de glandeur, et oui je suis de ceux qui vont être licencié chez Pfizer. Soit dit en passant, il ne s’agit pas de la production qui vient d’être fermé mais du pôle recherche et développement. La partie production compte environs 600 personnes au jour d’aujourd’ hui et je souhaite me tromper sur leur avenir incertains, parce qu’alors, la ville d’Amboise, déja sèvèrement touché par la fermeture de nombreuses usines, va devenir une ville pauvre à bien des niveaux. Glandeur, désolé, mon vieux, mais nous on travaille le week -end et on revient pour des permanence de nuit, est ce ton cas ? no je ne le pense pas. La colère me vient au bord du clavier quand je lis des lettre comme la tienne qui vient de gens qui ne connaisse pas le contexte de l’entreprise. Pfizer a fait une erreur stratgique majeur, il y a 4 ans en rachetant plusieurs entreprises non fiable économiquement, ce qui leur a permis d passer numéro 1 mondial. Ils ont acheté un porte folio un peu fantome et nous sommes passé de 50 000 personnes en recherche à travers le monde à 150 000 avec pas assez de mollécules en développement et en recherches pour faire travailler tout ce petit monde là. La faute à qui, il ne s’agit malheureusement pas d’une seule personne , mais le Pdg qui en était à la tête : Hank Mc Kinell , lui par contre avec le poids de l’échec est parti un poil plus tôt à la retraite avec la coquette somme de 200 millions de dollars. Et c’est de nous dont tu parles, nous qui avons sacrifié nos week end , certaines de nos soirée et nuits. Là je souffre de ton manque de considération. La colère est là au jour d’aujourd ’hui , surtout qu’ils ont fermés 2 des centres les plus performants du groupe : nous et Ann Arbor. Nos collègues anglais (encore en activité) pleurent de nous perdre comme partenaire direct, car il leur faudra concilier avec la médiocrité ( ce n’est pas la colère qui guide mes doigts , ni un quelconque cocorico franchouillard primaire, mais un triste constat très réaliste de l’avenir Pfizer). Pfizer a été restructuré par l’ex-Pdg de chez Mc Donald, il a fait un calcul économique sans tenir compte des plus values scientifique des différents site. Désolé des fautes d’orthographe, je profite de mon temps de repas pour écrire. J’ai du boulot sous le coude et ceux avec la qualité et la conscience professionnelle qui nous caractérise. Désolé de ne pas te saluer, et je ne te souhaite pas d’avoir à vivre ce genre de situation. Styx
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la pilule a du mal a passer si je peux dire...
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Pourtant, ils nous l’ont dorée...
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Analyse courte, simpliste et idéologique typique de gens qui veulent avoir le beurre, l’argent du beurre ... et le sourire des syndicats.
En effet le bénéfice exceptionnel de Pfizer en 2006 est obtenu par la vente de la gamme OTC de Pfizer, on pourrait dire « les bijoux de famille ». C’est du « One shot », donc pas possible de refaire une telle opération. On ne fait pas cela si ce n’est pas nécessaire. Et documentez-vous aussi sur le « trou noir des années 2010-2012 » pour Pfizer et pour 80% des labos de « big pharma » et vous comprendrez les mesures prises aujourd’hui pour assurer la survie de la société. Et ce n’est pas fini : Eli Lilly, Sanofi-Aventis, BMS, Merck vont suivre sous peu.
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Enfin un peu d’info sur le pourquoi du comment. Ca nous change des commentaires à l’emporte-piéce !
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Sans la vente d’OTC le bénéfice aurait quand même été de l’ordre de 10MM de $. En outre si la branche auto-médication a été vendue c’est qu’elle n’était pas aussi strétagique que vous le dîtes ; Enfin quand on consacre 10MM de $ à des rachats d’action et qu’on continue à promettre une progression du dividende on ne prépare pas le futur on se contente de satisfaire ses actionnaires. C’est un point de vue.
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En effet le bénéfice exceptionnel de Pfizer en 2006 est obtenu par la vente de la gamme OTC de Pfizer, on pourrait dire « les bijoux de famille ». C’est du « One shot », donc pas possible de refaire une telle opération. On ne fait pas cela si ce n’est pas nécessaire. Et documentez-vous aussi sur le « trou noir des années 2010-2012 » pour Pfizer et pour 80% des labos de « big pharma » et vous comprendrez les mesures prises aujourd’hui pour assurer la survie de la société. Et ce n’est pas fini : Eli Lilly, Sanofi-Aventis, BMS, Merck vont suivre sous peu. ======== je suis tenu par le secret professionnel mais je peux te jurer que ce qu’on leur laisse derrière en terme de produit en développement vont leur permettre d’augmenter très largement les dividendes des actionnaires. A moins bien sur qu’ils ne plombent pas les prduits de qualité par une recherche aproximative.
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Analyse claire , utile, mais non surprenante
La société prépare un nouveau médicament pour le « capitalisme anorexique »
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je souhaite que pour les employées qui resterons que leurs salaire soit grassement augumementé...
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Moi je pense que le gros souci, c’est que, si Pfizer, qui est leader fait ça sans en pâtir rapidement, alors, que vont faire les autres ?
Si le secteur pharmaceutique qui est le secteur industriel le plus rentable depuis des années fait ça et que ça lui réussit, que vont faire les autres ?
C’est de toute façon déjà largement le cas, tout le monde fait ça. Dans tous les secteurs, toutes les entreprises de grande taille fusionnent pour atteindre une « taile critique » et un « point mort » qui augmentent sans cesse avec le niveau global de la compétition, puis dégraissent ensuite, et se restructurent pour être plus légers dans les turbulences et larguer la concurrence dans les escaliers.
Cet individualisme capitaliste qui sied si bien à un petit entrepreneur « atomique » n’ayant aucune prise sur les conditions du marché, cesse d’être juste quand il anime des mammouths aussi puissants que Pfizer. C’est dingue de voir que ces géants ont une conscience de moineau et un sens des responsabilités dignes d’un gamin de deux ans quand il s’agit de prendre en compte le mal qu’il sont capable de faire aux autres et au système qui leur a permis d’arriver là où ils sont.
Pour moi, les multinationales comme Pfizer, c’est un peu comme ces gosses de riches qui se croient tout permis parcequ’ils sont nés avec une cuiller d’argent dans la bouche et qui sont capables, sans avoir l’air d’y toucher, de commettre des actes aux conséquences inouies si personne ne les rappelle à l’ordre à temps, avec des phrases de bon sens du genre : « Mais dis donc, t’es pas tout seul ! Tu te rends compte de ce qui se passerait si tout le monde faisait comme toi ?!! ».
Voilà, les monstres de la taile de Pfizer et ceux qui calent leurs pas dans leurs traces ne sont pas à blâmer, ils n’ont pas conscience du mal qu’ils font parce que personne de vraiment plus adulte (plus fort, plus grand et plus conscient de l’interdépendance des systèmes) qu’eux ne leur a jamais dit qu’ils faisaient le mal et qu’à force de dégraisser ils risquaient de nous faire tous courir à notre perte, tant que nous sommes.
Mais, pour pouvoir rappeler quelqu’un à l’ordre, encore faut-il qu’il y ait un ordre. Il est temps de réglementer l’industrie mondiale de manière adulte et responsable, en commençant par brider définitivement l’empire de la finance sur la sphère réelle. Sinon, autant se séparer tout de suite et retourner chacun à l’âge de pierre dans sa caverne (au moins, je n’aurais plus à me faire c...r à payer mes factures, la sécu, les impôts en me demandant chaque jour de plus en plus « à quoi bon ? »...)
La création d’un syndicat mondial de défense des gens normaux contre l’emprise des affaires sur la vie quotidienne est une nécessité absolue !
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Même le plus gros labo ne représente que 5% du marché..
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C’est un peu comme une chanson des VRP qui se nomme : « Tout pour le fric ».
Sinon il faut arrêter l’amalgame, entre cette méthode de gestion d’entreprise et le libéralisme, c’est comme si quand on parlait de la droite, que l’on mettait Bayrou et Le Pen au même niveau. C’est juste un extrême.
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Il suffit de décréter la nationalisation de toute l’industrie pharmaceutique et que tout ce qu’elle produit sera acheté par l’Etat et distribué gracieusement. Il y a moyen de doubler les effectifs rapidement. Plus de soucis. Les soviets on fait ça pendant 70 ans et ils ont fait de tels progrets et ont pris une telle avance sur les autres pays que tout le monde ne parle que de la pharmacie russe aujourd’hui.
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L’idée est bonne, mais le mieux serait un contrôle d’un unique fabricant de médicament par l’ONU.
Comme cela on évitera d’avoir 50 équipes à travers le monde qui essaie de trouver un vaccin au sida, en faisant les mêmes recherches que sont voisins.
On pourrait mutualiser les outils de recherche et le personnel pour arriver plus vite à une solution.
En plus cela permettrait de mettre des équipes sur la recherche des maladies dite orphelines ou celle n’ayant pas de débouché financier intéressant pour une entreprise privée.
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@ l’apothicaire
Il fut un temps , il y a une vingtaine d’années , pendant lequel la moitié de l’industrie pharmaceutique française était nationalisée . A cette époque , il s’agissait de la quatrième industrie pharmaceutique mondiale . Malheureusement elle a été privatisée par dogmatisme ultralibéral , produit du coup beaucoup moins de molécules innovantes et se retrouve environ au quinzième rang mondial . CQFD ...
Je pense qu’il faudrait non seulement nationaliser , mais à long terme mondialiser l’industrie pharmaceutique .
En effet le tiers du prix des médicaments va directement dans la poche d’actionnaires , un autre tiers en dépense de publicité . La recherche pharmaceutique devient surtout une recherche de parts de marché . Lorsqu’une molécule innovante est brevetée par un labo , ses concurrents n’ont de cesse que de breveter une molécule quasi identique à un détail chimique près , qui ne change pas grand chose à l’efficacité , pour avoir une part du gâteau ( quand ce n’est pas le premier labo qui sort une molécule un peu modifiée avant que n’expire son brevet )
Pendant que des innombrables chercheurs passent leur temps à se faire ce genre de concurrence stupide , aucune recherche d’importance n’est faite pour des médicaments dont on aurait le plus grand besoin mais peu rentables car correspondant à une offre peu solvable ( par exemple vaccin antipaludéen , nouveaux antituberculeux ) .
La recherche pharmaceutique est un service public devant donc être assuré par des sociétés publiques . Le but de cette recheche est de soigner des malades au moindre coût et non d’engraisser des actionnaires . La suppression des fausses concurrences pemettra aux checheurs de se mettre a un travail plus utile que de plagier le chercheur du labo d’à coté , la suppression de la publicité et de l’argent versé aux actionnaires permettra d’avoir des médicaments beaucoup moins chers , et donc une assurance maladie non déficitaire ! La fin de la recherche du profit maximum par l’industrie pharmaceutique diminuera également les effets secondaires de médicaments prescrits en excès sous l’influence de la publicité tendancieuse des lobbys pharmaceutiques ...
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Nationaliser ? pourquoi pas, nos impôts gaspillés par l’INSERM et le CNRS serviraient à une application pratique. Maintenant votre info sur la pharmacie russe est à pleurer de rire. Totalement erronée. La Pharmacie a d’abord été Européenne (de l’ouest), elle est devenue Américaine.
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Pour l’apothicaire : L’industrie pharmaceutique Française a été nationalisée en 1981 . L’ensemble représentait la première au monde ,tant en fabrication,qu’en invention de nouveaux médicaments.Il suffit de retrouver les journaux Pharmaceutiques de l’époque tq « le moniteur des pharmacies » ,nous allions soigner le monde entier avec les dirigeants choisis par le parti politique au pouvoir.Ces dirigeants avaient attendu l’arrivée au pouvoir de ce parti pour pouvoir enfin montrer leur véritable valeur.Actuellement, nous sommes obligés d’acheter nos médicaments à l’étranger avec des courbettes car pour les payer... + Pour la santé, il faut de la fiabilité et de la régularité donc une très grande minutie donc une très grande obéissance et une présence physique ,peut-être que d’autres pays possédent une population un peu plus rigoureuse pense ces dirigeants de ce labo.
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Bravo « ip - 42.5.68 » :On recommence comme en 1981 !! ---c’est la meilleure façon de tout ruiner .
Les décisions de ces dirigeants de labo sont murement réfléchies. Pour avoir la preuve ,on va dans les archives des journaux ,ici les journaux pharmaceutiques .Ils ne dépendent pas directement de Pfizer ,et l’on suit les « scores » des décisions prises 15 à 20 ans avant. J’ai eu la surprise de ma vie . Des hommes peuvent voir loin, très loin ,et c’est leur métier. Si nous les écoutions pour la gestion de notre beau pays , nous n’aurions pas à demander à nos petits -fils et certainement arrière petits fils de travailler pour rembourser nos dettes faites en 2O ans de pagaille .
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Je préfère un docdory à un apothéticaire...
Totalement d’accord avec vous, mais comment inverser la logique du système ? Comment revoir aussi la réforme des études médicales et rendre les praticiens moins dépendants des visiteurs médicaux et de la pub luxueuse des firmes ? Distribuer gratuitement « Prescrire », que peu de médecin lisent, je crois ?
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« L’important, c’est tout de même l’argent des propriétaires, et on ne va pas payer des gens à glander, une entreprise ce n’est pas l’éducation nationnal : pas de gaspillage ! »
Tu es quand même un sacré cancre IP 229. 236... Et l’éducation NATIONALE, tu l’a visiblement peu fréquenté !!!
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Et si ma couille, et ces connards mon foutu des zéro en dicté pendant 20 ans, avant de detecter que j’étais dislexyque...
Ca prouve comme il sont bon, tout de même..
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bizarrement, il me semble que de plus en plus de sous -doués en ortographe que l’on rencontre à foison sur les forums, invoquent de plus en plus la dyslexie pour tenter de justifier leur manque de connexions neuronales !!!
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Cet article est totalement partisan. Lorsque le brevet du Lipitor va tombe Pfizer perdra des milliards. alors le calcul est malheureusement simple, meme si c’est injuste pour toutes les personnes touchees par cette restructuration qui n y sont pour rien. Pfizer avait emboche tous ces gens grace au meme medicament. La grosse difference c est que la plupart des chercheurs aux US vont retrouves un emploi rapidement contraiment a ceux travaillant en France.
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D’abord le brevet du Lipidor n’expirera qu’en juillet 2010, ensuite, ils continueront à en vendre pour des milliards, il y aura juste des génériques... Regardez donc UPSA et son efferalgan, ça se vend encore bien, n’est-ce pas ?
Tous les jours ce genre d’entreprise est confronté à des expirations de brevet et autres mésaventures... Il paraît même qu’ils ont des concurrents qui voudraient prendre leur part de marché....
Cessez de trouvez des excuses à des comportements de voyous financiers, que même de nombreux économistes libéraux (et pas ultra) condamnent.
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Malheureusement Pfizer n’a plus rien dans son pipeline, elle a deja essaye de racheter de nouvelles biotech pour les brevets sans succes. Le futur n’est pas grandiose. Et pour ceux qui se demandent pourquoi certains sites et pas d’autres, regarder cette video du college de France : CDF
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« il y aura juste des génériques... »
Voila, générique, moins de fric, donc on vire.
Je ne vois pas ou est le probléme. C’est l’Etat qui est responsable.
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Tu penses vraiment que UPSA fait des milliards avec l’efferalgan ? Parce que c est le cas faut dire a Pfizer de vendre du paracetamol.
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Je ne pense pas que l’on peut se daire des « milliards » avec l’Efferalgan, je voulais juste dire que malgré l’apparition de médicaments génériques suite à l’expiration du brevet, cela reste rentable...
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« cela reste rentable... »
Qu’est ce que tu en sais ?
Tous ca, ce ne sont que tes impressions, alors que la mise au point d’un médic est ultra aléatoire.
Donc, pas rentable de chercher, en vire.
Ils vendront à la place des balais à chiote, et pis voila, ca n’a aucune importance. Comme ca, l’Etat aura un médic pas cher, et plus de progrés. Les malades vont l’avoir dans le cul, qu’importe, ca fait bien chic de dire qu’on a fait payer les « labo qui s’enrichichent sur le dos des malades »..
Vive la démago.
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Soit la potion est amère. Cependant, le monde est tel. Quelques remarques :
- Si Pfizer fait 40% de résultat net, c’est simplement parce que ses produits sont vendus très chers. Et cela parce qu’ils sont demandés. Le prix de vente n’a alors plus rien à voir avec le coût. Et l’argent coule à flot vers les actionnaires. Si un pékin est prêt à payer 1 Euro pour une bouteille d’Evian, pourquoi Evian ne la vendrait-il pas à ce prix ? Ce pékin n’est-il pas encore plus flatté d’acheter un porte monnaie Louis Vuitton à 1000 Euros, qu’un à la grande surface du coin pour quelques Euros ? Les entreprises poussent la valeur perçue de leurs produits et les benets de consommateurs en redemandent. Ne vaut-il pas mieux déguster des girolles patiemment trouvées dans les bois, que les mêmes achetée à 50 Euros le kg ? Et combien de consommateurs de viagra en ont-ils vraiment besoin ?
- Les salariés Français de Pfizer crient au loup maintenant. Ils se rendent compte qu’ils n’ont été qu’un moyen que Pfizer a utilisé pendant des années, comme une machine. Et il ne faut pas se leurrer : une entreprise doit plus souvent sa prospérité à la pertinence des orientations prises à un moment donné par ses dirigeants qu’au travail de ses salariés. C’est dur, mais c’est comme ça.
- Quand on atteint la puissance de Pfizer, on fait du chantage aux états : « vous limitez la prise en charge de mes produits, je détruis de l’emploi chez vous ». Là, il y a problème, car les états, ou plutôt la communauté des consommateurs ne doit pas se faire dicter sa loi par des intérêts privés. D’où, une fois encore, le besoin de politique et d’Europe qui, par exemple, tempère les ardeurs de Microsoft et défend les médicaments génériques. Et quand nos politiques autorisent sans débat la reprise de TPS par CanalSat, ils nous préparent de sacré lendemains. Et quand ils confient les autoroutes à des trusts privés, sans autre contrepartie que le prix de cession, que nous préparent-ils ? Et quand ils renouvèlent l’autorisation d’émettre de TF1 sans débat et en catimini ?
Donc, « on » n’a que ce que l’on mérite. L’aspiration de nos revenus et même de nos dettes s’organise sans barrière et continuera.
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Pendant que les franchouillards mangeurs d’escargots debattent sur tel ou tel detail de la société états-unienne dans les articles d’Agoravox, la France semble ressembler de plus en plus à un pays du tiers-monde...Cela ne va pas faire disparaitre le fait qu’il y ait des tentes à tout va sur le canal Saint Martin et le fait que même des professeurs en Sorbonne n’hesitent pas à chercher publiquement les poubelles dans la cour d’honneur ( !) pour recupérer des gobelets usagers (car on peut récupérer la consigne à la machine), histoire de se payer un café... ! En gros, la France ressemble de plus en plus à un pays émergent.La France n’est même pas perçue comme une puissance à l’étranger (aux USA, on parle même de l’Inde comme plus grande puissance et comme pays plus developpé que la France) alors qu’on nous rabache des conneries a longueur de journée ici...l’ego collectif continue à gonfler, gonfler, gonfler...faites gaffe à ce qu’il n’éclate pas !!
P.S:C’est étonnant de voir que les Etats-unis ont un siècle d’avance sur la France sur tout : recherche,innovation,société,sciences humaines,économie,puissance militaire,salaires moyen US double du salaire moyen francais...etc...etc...
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Réaction à courte vue : le pays préféré des Anglais, c’est la France et 30% voudraient y vivre. Comment l’expliquer ? Ce n’est pas un hasard : il y a dans notre pays une volonté culturelle de vivre tout simplement et de profiter de la vie. Formulé autrement, on peut dire qu’il y a une culture de l’essentiel qui marque profondément le pays. Est-ce la suite des Lumières ? Combien de navigateurs, d’aventuriers ou d’alpinistes anglais ou américains sont-ils connus mis à part quelques chefs d’entreprise en mal d’aventure ? Quand on traverse le Sahara, dans des coins perdus, on trouve qui de passage ? Des français. Je me dis parfois que le vrai avenir de notre pays est dans le développement conjoint des technologies et de cette culture de l’essentiel. Le consumérisme ou le « businessisme », quand ils le font pas des obèses endettés diabétiques, ne mènent pas à grand chose, sans humanisme à côté. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », cela fait bientôt 1000 ans que nous apprenons ça.
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« Réaction à courte vue : le pays préféré des Anglais, c’est la France et 30% voudraient y vivre. Comment l’expliquer ? »
Oui, les sondages, c’est trés bien, mais dans les faits, la seule chose qui compte,, combien viennent ? Pas plus qu’en Espagne, Austrailie, canada, ou Inde..
« il y a dans notre pays une volonté culturelle de vivre tout simplement et de profiter de la vie. »
5 millions de chomeur, 2.200.000 émmigrés, 7 millions de travailleur pauvre, c’est sur, chez nous s’ai super bon vivre tous ca..
« Est-ce la suite des Lumières ? Combien de navigateurs, d’aventuriers ou d’alpinistes anglais ou américains sont-ils connus mis à part quelques chefs d’entreprise en mal d’aventure ? »
Les Lumiéres, ce n’était pas l’implantation des idées Anglaises en France, par le plus grand des hasards ? Sinon, les anglais ont colonisé la moitier de la planéte ; Tu crois vraiment que c’était par hasard et sans explorateurs ou je ne sais quoi ?!
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Merci pour ta réaction. Doit-on juger un pays à la tonne de CO2 produite par habitant et par jour ? M. Bush a proposé ce jour de réduire de 20% la consommation de pétrole des USA. C’est ma foi très facile : qu’ils remplacent leur Buick par une Toyota, et c’est d’ailleurs ce qu’ils sont en train de faire. On ne peut pas non plus simplement juger un pays sur les budgets de ses universités. On a en France une réflexion collective profonde sur le développement : le leader mondial du gaz industriel cohabite avec les premières équipes à faire de greffes du visage, financées par notre Sécu ! Les pécheurs du dimanche cohabitent avec le leader mondial de la fabrication d’hélicoptères. On sait tous, confusément ou non, que le développement pour le développement n’a pas de sens. Quel intérêt de gagner le double et d’aller dépenser son pognon dans un club de gym, à courir sur un tapis ? Ce qui compte ce n’est pas l’argent à disposition, c’est ce que l’on en fait.
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Anti-américanisme primaire...ce n’est pas sans raisons que Le Pen fait 20% et que l’on parle toujours des « Lumières » (peut-etre éteintes !) et que les Etats-Unis ont des lois protectrices contre le racisme et les discriminations diverses. Le Pen c’est David Duke aux USA et vous savez qui est David Duke ? C’est le leader du KKK(mouvement completement marginalisé, détruit et inofensif)...Dont acte
A propos de vos 30% d’anglais qui veulent venir en France, ce n’est pas à cause de la « culture francaise »(accent à la De Gaulle ici) mais parce que le marché de l’immobilier est si peu cher ici et qu’ils sont capable d’acheter des chateaux avec leurs retraites !!
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« M. Bush a proposé ce jour de réduire de 20% la consommation de pétrole des USA. C’est ma foi très facile : qu’ils remplacent leur Buick par une Toyota »
C’est effectivement trés facile, et tu as du rater un épisode, puisque Bush a acheté au tout début de son mandat une centaine de centrale nucléaire. Quant à la Buick par rapport à la Toyota, ce n’est qu’un effet de mode, comme début 80.
« On a en France une réflexion collective profonde sur le développement : »
Le développement des autres, car en France, étant donné la faible croissance depuis 25 ans..
« On sait tous, confusément ou non, que le développement pour le développement n’a pas de sens. »
Mais si, être plus riche, plus puissant, plus libre.
« Quel intérêt de gagner le double et d’aller dépenser son pognon dans un club de gym, à courir sur un tapis ? »
Voila, ne pas faire de sport, c’était mieux, donc nous sommes trop riche, trop payé, etc,etc..
Bein, à part quelques bobo égarés, personne ne pense cela en France, tu sais. Réagis, vite !
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L’auteur ne nous explique pas pour quelles raisons il faudrait rétribuer 100’000 personnes pour effectuer des tâches que 90’000 salariés peuvent réaliser sans affecter le niveau et la qualité de la production...
C’est peut-être le sujet du tome II des réflexions de M. Assayag... Assoyons-nous donc au bord de l’oued et regardons ce qui passe et se passe...
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Parce-qu’il faut comparer ces entreprises avec quelqu’un qui fait un jus de fruit : moins il y a de fruits, plus il faut presser pour obtenir du jus.
J’ai déja pu le voir dans des entreprises « dégraissées » => on presse l’employé rescapé pour qu’il produise plus, et s’il ne remplit pas les nouveaux objectifs, PAF, on le remplace par un nouveau crêve-misère qui vendrait père et mère pour sa place...
Avec ça, la production est assurée, et en plus, la consommation de prozac et de lexomil augmente (donc futur bénéfice en vue pour les entreprises pharmaceutiques !).
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« Parce-qu’il faut comparer ces entreprises avec quelqu’un qui fait un jus de fruit : moins il y a de fruits, plus il faut presser pour obtenir du jus. »
On voit que c’est le genre expert en matière de pressage de fruits...
Il va bientôt nous dire que les multinationales délocalisent dans des pays où les ouvrier bossent vingt heures par jour, avant de prendre leur retraite, au cimetière local, aux environs de vingt-cinq ans.
Il y a, mon ami, toute une industrie dans le domaine de la robotique qui crée, sans cesse, des outils plus précis, plus performants et moins chiants que des salariés...
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Nationaliser ? pourquoi pas, nos impôts gaspillés par l’INSERM et le CNRS serviraient à une application pratique. Maintenant votre info sur la pharmacie russe est à pleurer de rire. Totalement erronée. La Pharmacie a d’abord été Européenne (de l’ouest), elle est devenue Américaine.
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La réaction de Pfizer est tout sauf courtermiste... Pfizer a un énorme problème de recherche. Un médicament met 10 ans à sortir des labos... or Pfizer n’a rien dans les tuyaux pour les années avenir et beaucoup de best-seller d’aujourd’hui vont devenir des génériques.
Pfizer ne fait donc que préparer l’avenir...
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l’Industrie Pharmaceutique subit une crise autrement plus grave que dinancière. Elle ne produit plus de médicaments innovants. La faute au « risque zero », on retire du marché des produits qui sauvent des millions de gens à cause de décés suspects. Donc on hésite à lancer des produits nouveaux.
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J’ai été bien contente de constater, enfin , que nous pouvions avoir un aperçu de la bêtise des génériques, même si le licenciement de 10 000 personnes est effrayant.
Pour « faire » un médicament, il faut en moyenne 10 ans = en comptant le temps de l’idée, de la recherche chimique, puis le screening pharmacologique, puis à nouveau la recherche chimique, puis à nouveau la recherche pharmacologique, puis la recherche clinique. Dès qu’une molécule semble avoir une activité, il faut se dépêcher de breveter la famille entière, afin d’éviter, autant que faire se peut l’utilisation de l’idée par une entreprise concurrente. ce qui n’évite pas tout ( léger changement d’excipient, légere différence de dosage ...) Bref, tout ceci prend du temps et coûte TRES cher. ( salaires des chercheurs, matériels sophistiqués, prix des brevets....) Et comme les brevets sont de courte durée, il faut « jouer au poker », à savoir déposer le brevet pas trop tôt et pas trop tard non plus.
Ce qui fait que cette molécule active ne rapportera au laboratoire des royalties que pendant 5 à 10 ans suivant le brevet ( et suivant le pays où il a été déposé ).
Vous me direz que étant donné ce que cela rapporte aux labos, il ne faut pas les plaindre ( toujours cette jalousie latente de ceux qui pensent toujours que l’herbe est plus verte dans le champ du voisin ).
Certes ! mais alors, dites moi : Combien faut il de temps pour écrire une chanson ? 10 ans, vous croyez ? J’ai cru entendre que certains compositeurs pouvaient faire cela ( et bien ) au coin d’une table ou en l’espace d’une nuit. Et pendant combien de temps les droits d’auteur sont ils protégés ? j’ai été sidérée lorsqu’en visitant le site de la SACEM l’année dernière, j’y ai lu que ces droits d’auteurs étaient protégés pendant....70 ans après la mort de leur auteur et / ou compositeur !
Aussi, je fais la grève des génériques ! Je ne vois pas pourquoi je prendrais un générique, vulgaire copie d’une molécule qui a demandé autant de travail - et a donc parmis de faire vivre tant de salariés - pour faire vivre un génériqueur qui en fait ne s’est pas beaucoup « cassé », alors que je n’ai pas le droit de copier mon CD préféré - même au bout de 10 ans -et qu’il me faut payer des droits à la Sacem si j’ai envie de faire un diner dansant pour mon assoc loi de 1901 !
Tiens au fait, et la contrefaçon des produits de luxe ? Pourquoi ne l’assimilerait on pas à un générique ? Chouette, danser au son d’un générique de Johnny dans une robe génériquée de Lanvin ou de Dior, parfumée au générique du N° 5 de Channel... Ne serait ce pas merveilleux ?
Il est clair qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : à savoir copier le travail de recherche des labos de l’industrie pharmaceutique pour payer moins de Sécu ( et c’est encore à voir, car plus les cotisations augmentent moins on est remboursé ) et se plaindre que les dites industries licencient !
Car arriver à plus de 50% de génériques, cela fait 50% de moins de vente de princeps. 10% de licenciés : Heureusement que certains labos arrivent à génériquer eux mêmes certains de leurs produits car sans cela, on pourrait arriver à 50% de licenciements, en considérant une analyse purement arithmétique !
Mais chacun voit midi à sa porte ! Et, c’est toujours la faute de l’autre....
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Et ta soeur ? Pauvres labos !...Même en Allemagne les médicaments sont plus controllés sur le plan de la vente. En France ,il y un gaspillage terrible à cause d’ordonnances mahousses, qui font que chaque particulier dispose d’une pharmacie à faire pâlir un village Africain !
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J’ai été bien contente de constater, enfin , que nous pouvions avoir un aperçu de la bêtise des génériques, même si le licenciement de 10 000 personnes est effrayant. ======== la molécule active reste la même, par contre les excipients sont rarement les mêmes et de qualités moindres (parfois allergènes), l’absorption s’en trouve affecté, et l’effet diminué, et ça c’est le moins pire. La majorité des génériques sont fait en Inde, en Corée ou en Chine, sans aucun controle sur la qualité du produit, répondant aux normes locales, qui ne sont pas les mêmes que chez nous. D’un point de vue légale , achetez des génériques c’est également se faire complice des conditions de travail locale (« mise en danger d’autrui »). Lorsque c’est pour des pièces d’ordinateur et qu’elles sont défectueuses, on les renvoie au SAV, mais là on parle de médicaments. tant pis pour nous.
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Je pense qu’il y a un malentendu:certains s’imaginent que les responsables financiers des labos pharmaceutiques concourent pour le bien de l’humanité, alors qu’en réalité, seuls les profits comptent.
La pharmacie est un produit comme un autre, pour eux. Une marchandise. Les OGM entrent dans la même problématique, aussi bien sur le plan de la santé que sur le plan alimentaire, même si les deux sont en parfaites contradictions:le principe de précaution est bafoué, puisqu’il y a contamination des cultures traditionnelles et peu d’évaluation objective, indépendante, des risques.
D’où les méthodes de merchandising, de pressions publicitaires énormes sur les médecins, et les « bourses,ou contributions » que l’on accorde aux pontes de la médecine au titre de « la recherche », alors qu’il ne s’agit que de mettre de nouveaux produits sur le marché, souvent sans grand intérèt, dont les effets secondaires sont analysés« succinctement ».
Par dessus le marché, si je puis dire, c’est la collectivité, par le biais de la sécurité sociale qui douille (hopitaux,clientèle).
Pour ceux qui ont des doutes, ce qui s’est passé récemment est énorme : pendant 50 ans les « médecins, et les pouvoirs publics » ont fait la guerre à l’automédication, au motif de risque d’effets nocifs dus à l’ignorance et parce que médecins et pharmaciens défendent leurs intérêts catégoriels, et aujourd’hui pouf ! On ouvre les vannes sans justification. Si,il y en a : par exemple les tarifs non conventionnés explosent, certains malades hésitent à consulter, donc il y a un manque à gagner pour les labos...Il y a certainement d’autres raisons....
Ce qui est certain, c’est que le lobby pharmaceutique est trés puissant et peut influer sur les politiciens.
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Quel delire ! Je comprends que les biotechs quittent la France et que Toutes les decouvertes majeures (eventuellement developpees ensuite en Europe, mais surtout pas en France) se soient faites dans les labos US. Forcemment la Biotech en France est morte et on tombe dans le delire complet par ces articles.
La recherche coute cher donc forcement il faut du profit et il faut enormement pour compenser les produits qui n’arrivent pas sur le marche (96% des projets sont abandonnes apres initiation et 70% apres les tests cliniques). Au final, il n’y a eu qu’une seule startup en Europe a etre rentable sur les 20 dernieres annees. La recherche coute cher et il faut la financer.
Rappellons qu’une personne nee en 2006 a 1 chance sur 2 de vivre jusqu’a 100 ans et que l’esperance de vie augmente de 1 ans tout les 4 ans.
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Ah ouais ? Tu t’imagines vivre jusqu’à cent ans ? Je te le souhaite, s’il n’y a pas de guerre ou de nouvelles épidémies, liées à de nouveaux virus.
Tes labos américains, où tes potes vont se faire recruter, soi-disant, sont aux mains de philanthropes ? En attendant,ils intentent des procés à des pays pauvres, qui fabriquent des copies, pour pouvoir soigner leur population.
T’a entendu parler du Sida et des ravages en Afrique ? A ton avis, pourquoi si peu d’Africains ont accés aux trithérapies et pourquoi une immens majorité meurt dans des souffrances inhumaines ? Salut.
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Je ne suis pas ne en 2006 donc malheureusement mon esperance de vie n’est pas 100 ans mais seulement 78 ans. En ce qui concerne les proces faits au pays pauvres il n’y en a pas et on laisse ces pays fabriquer ces medicaments et il en est de meme pour les medicaments contre le sida. Unique probleme : ces medicaments coutent tres cher a produire et meme a prix coutant, peu de personnes ont acces et pour eviter les fuites (vente a prix coutant puis exportation illegale chez nous), les medicaments ne sont qu’accessibles aux instituts.
L’ibuprofene qui est un medicament simple est vendu 2 euros les 20 comprimes et ceci est presque le prix minimal sachant qu’il n’y a pas de brevet. D’autres medicaments demandent l’utilisation de bacteries et de cultures, un temps de production de 3 mois incompressible (comme le tamiflu) et ne peuvent pas etre vendu a moins de 100euros la boite, voire plus. Et c’est bien ca le probleme, personne ne peut vendre un medicament moins cher que son cout de production. Et pour avancer la recherche, il faut bien la financer tant que le brevet est valable. Sans brevet, pas de rentabilite, pas de vaccin contre le cancer (dispo d’ici 10 ans ou maintenant pour le cancer de l’uterus), pas de therapie genique (dispo d’ici 10 a 20 ans), pas de solution contre Alzheimer (recherche encore dans le flou), nous n’aurions rien contre l’hypertension, pas d’hormones de croissances synthetiques, nous ne saurions pas que les ulceres sont provoques par des bacterie.
Croyez vous que les personnes nees en 1900 pensaient vivre 75 ans ? Non pourtant celles qui ont survecu la guerre ont vecu jusqu’a cet age la. Cette amelioration est grace aux progres de la sante et pour cela il faut prendre des risques (Ce que n a pas fait Pfizer) et la financer (par des medicaments chers) et informer les medecins qu’on a decouvert une nouvelle maladie et comment la guerir.
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« A ton avis, pourquoi si peu d’Africains ont accés aux trithérapies et pourquoi une immens majorité meurt dans des souffrances inhumaines ? »
Parce que tu es egoiste et refuse de leur payer des médicaments avec une bonne parti de tes revenus. Alors ne vient pas accuser les labo, c’est trop facile comme décharge.
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Ben voyons, les retraités sont actionnaires et ont besoin de plus d’argent pour acheter leur viagra de plus en plus cher ! la boucle est bouclée
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A trop vouloir faire de l’économie un idéal, nous faisons l’économie de l’Idéal. (Regis Debray)
C’est avec ce genre de comportement d’une violence inouie (faire perde des jobs à des personnes quand cela va bien) que je ne pourrais jamais voter à droite (si p’tet Bayrou).
Sortez les cartons rouges, m’en fous cela changera rien
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Heu, pour ton information, il y a plein de patron à gauche, et, je peux te dire que ce sont les pires (genre « on des de gauche, donc bon, pour le sociale, les aides, la redistribution, donc virons, ce n’est pas grave pour eux »).
Bref, aucun rapport avec l’UMP ou qui que ce soit. C’est une affaire privé. Est-ce que ton plombier te fait un procés parce qu’il t’a fait le travail demandé et que tu n’a plus besoin de lui ?
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s ils virent leurs chercheurs, ils trouveront encore moins de nouveux medicaments et donc devront virer encore plus de monde jusqu au jours ou ils seront rachetes ou en fallite
C est la vie
Par contre le PDG actuel sera parti depuis longtemps et surement les poches pleines comme Messier ici
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Vous critiquez mais heureusement qu’il y a Pfizer pour vous faire bander avec son viagra !
Blague à part : je me contrefou que les actionnaires de fizer soit content du moment que j’ai mon médicament qui me soigne !!! Bah oui, il faut pas l’oublier, sans les méchants de la world company, l’espérance de vie en france serai toujours aux alentours de 40 comme dans les pays les plus pourris du tiers monde ! Sans actionnaires, pas d’investissement, pas de recherche, pas de nouveaux médicaments !
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Chut ! Vous être en train de révéler le terrible secret du capitalisme !
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Blague à part : je me contrefou que les actionnaires de fizer soit content du moment que j’ai mon médicament qui me soigne !!! Bah oui, il faut pas l’oublier, sans les méchants de la world company, l’espérance de vie en france serai toujours aux alentours de 40 comme dans les pays les plus pourris du tiers monde ! Sans actionnaires, pas d’investissement, pas de recherche, pas de nouveaux médicaments ! ================ et sans recherche, pas de nouveaux médicaments, pas de bénéfice et pas de dividende pour les actionnaires
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Tous les connards qui ralent parce que Pfizer débauche n’ont qu’a acheter massivement ses actions : comme ca, ce sera avec leur fric qu’il parleront, pas en l’air avec l’argent des autre.
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Encore faut-il avoir l’argent pour les acheter. Les chomeurs, les précaires, les sous-payés, les menacés et autres, justement par la politique économique de ces leaders économiques apprécieront la qualité de ton raisonnement, sans nul doute.
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Une petite minorité ne peut effectivement pas s’acheter des actions. Et bien quelle se taise. On n’a rien à dire sur l’argent des autres quand on ne risque pas le sien soi même. C’est une simple question de morale et de responsabilité.
Sinon, la destruction créatrice du capitalisme est bien connu. C’est son coté revolutionnaire. A vous écouter, on en serait encore au XVIIIéme siécle..
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Ce n’est pas élégant, mais lorsqu’on se sert d’un cas comme celui là pour justifier une confiscation globale de l’économie par l’état, c’est comme si on punissait toute une classe pour la faute d’un élève. C’est ce que la gauche propose : rétorsions pour tous, appauvrissement général, surveillance genre KGB y compris des artisans et petits commerçants qui n’ont rien à voir avec ces grosses entreprises. C’est militariste autoritariste : arriéré. La gauche se méfie des libertés individuelles, elle est fondamentalement fasciste.
Par ailleurs Pfizer fait de la recherche pour neutraliser les résistances des malades du sida aux médicaments, pour la maladie d’alzheimer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la schizophrénie et diverses maladies comme indiqué sur leur site. L’état américain subventionne rarement les laboratoires privés. Les américains sont plus intelligents qu’ici : ils ne prennent pas des impôts d’une main pour les rendre en subvention de l’autre. C’est absurde de payer un fonctionnaire pour redonner ce qu’on a volé, mieux vaut d’abstenir de taxer ! Invraisemblable le système français, normal que les entreprises partent de ce trou de cul terreux puants, puisque s’enrichir ou épargner, est devenu le pêché mortel des nouveaux curés.
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Il va donc falloir réagir en faisant la même chose, et on peut s’attendre à d’autres cures d’amaigrissement dans l’industrie pharmaceutique.
Les grands groupes dégraissent toujours pour pallier un avenir difficile, mais ils n’embauchent jamais quand ils anticipent une bonne conjoncture.
On peut, donc, en déduire, deux analyses.
La première étant que ces groupes ne font des bénéfices que contra-cycliques, car il n’embauchent jamais ce qui indique qu’ils percoivent toujours l’avenir néfaste.
La deuxième rejoignant « la communication larmoyante » déoncée par l’auteur. Ces groupes analysent très bien les bénéfices à venir, mais ne veulent les redistribuer qu’aux actionnaires.
Cherchez l’erreur.
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On aurait pu signaler aussi le parachute d’or faramineux du dernier CEO de Pfizer. Je ne me souviens pas du chiffre, mais même aux USA ça avait scandalisé. Les licenciés apprécieront. Pour faire des économies, ils auraient pu d’abord sabrer dans les « indemnités » du patron (combien ? 200 millions de dollars, par là ?) Je ne suis pas pour la nationalisation de l’industrie, mais interdiction de licencier (sauf en cas de faute) ou de délocaliser pour une firme qui fait des bénéfices, et accord nécessaire des salariés en cas d’OPA. Allez Ségo, dites-nous ce que vous en pensez ?
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« Les grands groupes dégraissent toujours pour pallier un avenir difficile, mais ils n’embauchent jamais quand ils anticipent une bonne conjoncture. »
Novartis a embauche 1000 personnes cette annee en Europe si je ne me trompe pas. Un centre a Cambridge de 400 personnes, un centre a Shangai d’un demi million d’euros. Qui dit qu’ils n’embauchent pas ?
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« Pour faire des économies, ils auraient pu d’abord sabrer dans les »indemnités« du patron (combien ? 200 millions de dollars, par là ?) »
On peut pas, puisque c’est son contrat (destiné à le protéger).
« e ne suis pas pour la nationalisation de l’industrie, mais interdiction de licencier (sauf en cas de faute) ou de délocaliser pour une firme qui fait des bénéfices »
N’importe quoi. Si on applqiue ce principe à vous, cela veut dire que, à moins d’être ruiné, vous devriez votre vie entiére aller chez le même coiffeur, plombier, etc. même si vous n’avez pas ou plus besoin de leur service. C’est n’importe quoi ! Rien que balancer de tel connerie, ca disuade des investissements en France.
« accord nécessaire des salariés en cas d’OPA. »
Ce n’est pas à mon chauffeur de donner son accord si je vend ma voiture, ou à ma femme de ménage de donner on accord si je vend ma maison, ce n’est pas son argent, c’est privé, cela ne la concerne en rien.
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C’est sans doute une plaisanterie... C’est vrai que je compatis au sort de ces pauvres patrons qui doivent pourvoir à leur retraite alors qu’en un an ils totalisent 500 années de Smic. Faire passer la propriété collective d’actionnaires insituionnels pour la plupart comme exactement la même chose que les biens personnels d’un particulier c’est le genre de malhonneteté intellectuelle qui plombe notre société. Quand tu vends ta maison tu as un effet très limité sur la collectivité, quand tu fermes une usine et mets toute la population d’un bled au chômage tu détruis la société. Mais mon « interlocuteur » ne doit pas être en mesure de comprendre la nuance.
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Si ces labos ne trouvent plus de molécule, ce n’est pas parce qu’il manque de maladies qu’ils pourraient soigner, c’est parce qu’elles ne sont pas SOLVABLES. Les recherches sur le cancer et alzheimer, sont très longues et ne donnent pas grand chose. Alors on cherche un traitement de l’obsésité. CA, c’est solvable. Pendant ce temps-là, des millions de gens meurent du palu ou autres maladies pas solvables.
Si l’on veut réellement :
- aider le tiers-monde,
- nourrir la recherche médicale,
- créer les conditions d’une concurrence réelle à la fois sur la recherche et sur la fabrication,
il faut peut-être admettre que la propriété intellectuelle des molécules est plus un problème qu’autre chose.
Que les Etats qui en ont les moyens dotent via l’OMS un concours international pour des thérapies efficaces contre les endémies réelles. Les molécules gagnantes deviendraient propriété collective de l’humanité et pourraient être fabriquées partout sous forme générique. Quelques milliards de dollars suffiraient à cela, et c’est une somme ridicule au vu des enjeux (la guerre en Irak coûte environ 100 milliards de dollars par an).
D’une manière générale, les brevets sont de moins en moins un moyen de favoriser la recherche, mais beaucoup plus de la paralyser en créant des rentes de situation et en nourrissant des armées d’avocats inutiles. Et la brevetabilité tend à s’étendre insidieusement.
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Forest,
Et si au lieu de supprimer la propriété intellectuelle, on l’aménageait ?
Par exemple :
Le médicament est vendu au maximum dans un pays X à un prix Y et le PIB / hab de ce pays est Z.
Si le médicament est vendu dans un autre pays A au PIB par habitant C, alors le prix maximal pratiquable dans ce pays sera C/Z x X.
Si le pays A est plus riche, le prix pourra augmenter, sinon il devra diminuer.
C’est bien sûr juste une idée comme ça...
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« Et si au lieu de supprimer la propriété intellectuelle, on l’aménageait ? »
Ca ne serait pas un plaidoyer pro-domo, ça ?
En fait, tu poses plusieurs questions différentes.
Equilibrer le prix des produits relativement au coût de la vie local revient à annuler le libre-échange et la mondialisation en créant aux frontières des douanes indexées sur les coûts sociaux. J’y suis bien sûr entièrement favorable. Le libre-échange est aujourd’hui un cancer contre lequel Pfizer ne propose rien.
Mais ça ne dit pas comment seraient gérés les flux économiques : où serait faite la production et par qui et à quel prix ? Si Pfizer doit vendre en Afrique au prix de l’Afrique, ce sera comme aujourd’hui, il ne le fera pas parce que ce n’est pas rentable. Donc qui financera ? Il faudra qu’il produise sur place ? Pourquoi le ferait-il ?
Je pense que la propriété intelellectuelle pose beaucoup de problèmes, car étant surtout une arme économique au bénéfice des forts. C’est vrai dans le domaine médical, mais ce sera de plus en plus vrai dans tous les domaines de la bio comme les gènes et les OGM.
Quand à la brevetabilité des logiciels, il n’y a vraiment que la BSA pour insinuer qu’elle puisse avoir un rôle positif. Enfin, celle des arts (musique, cinéma) me semble actuellement devoir être complètement refondue.
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Bon, histoire de tordre le coup à quelques idées reçues sur le droit de la propriété industrielle et la protection des inventions techniques en particulier, voici quelques rappels :
- le droit de propriété des choses immatérielles (inventions) trouve racine dans le droit de propriété tout court, institué dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Déclaration ayant pris naissance dans les idées du siècle des lumières si cher à beaucoup. Face à de tels droits la première interrogation qui doit survenir chez une personne normalement constituée est la suivante : « doit-on faire une disctinction entre matérialité et immatérialité ? » Il s’agit là d’une première interrogation philosophique forte interressante qui ne se satisfait pas de brèves de comptoir, comme toute question difficile par ailleurs.
- ensuite, il existe de nombreuses dérogations d’ordre public aux droits des brevets instituées dans les droits nationaux de chacun des états et y compris dans les accords ADPIC, notamment des dérogations concernant la santé. Ne pas les mettre en oeuvre ne relève en rien de la propriété intellectuelle, inopérante dans de tels cas, mais bien de volontés politiques. Rien n’empèche en effet un état de fabriquer (ou faire fabriquer) des génériques d’un médicament pour alimenter un marché interieur (cas par exemple de l’Afrique du Sud ou de l’Inde).
Ayant pris cela en compte, je vous laisse ensuite faire une part des choses plus raisonnée sur la propriété industrielle.
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Faut soumettre cette affaire à Pionce-Pilate .
Rocla
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@ l’auteur
Un médicament est peut-être la propriété intellectuelle d’un laboratoire , mais c’est avant tout la propriété morale de toute l’humanité ...
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Bonjour,
Les « Mouvements perpétiels » (URL) reprennent leurs petits tics habituels.
Comme toujours la question du « comment faire du bénéfice » : soit par augmentation des entrées (clients) ou la diminution des coûts (salaires). Le troisième pillier est oublié : la « Réputation ».
Est-ce que ce message de réputation passera plus par les actionnaires ou par les utilisateurs des médicaments qui sont aussi travailleurs chez Pfizer ? Voila la question dans la balance.
Les médicaments sont des produits de consommation spéciaux : coûtent très chers pendant le développement, prennent beaucoup de temps avant d’être légalisés, ont des brévets de relatives courtes durées avant de tomber dans le domaine public.
A quand de vrais médicaments contre le cancer et les maladies de coeur. C’est aussi une question de coeur. Mais c’est un peu plus au sens figuré.
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Le probleme des firmes comme Pfizer c’est probablement l’effet de mode en recherche et surtout l’appat du gain. Les firmes essaient de foncer sur des sujets lucratifs et investissent enormément... mais elles ne savent pas potentialiser leur savoir et leur recherche... Elles ne savent pas déléguer leur travail et elles pourraient utiliser des noria de start up au lieu de pousser des secteurs de recherche entier (il en faut quelques uns) vers une seule et meme recherche... ainsi, lorsqu’un médicament se vend peu ou à un probleme d’effet secondaire, la firme doit licencier pour se refaire une santé... mais si un tissu de start up existaient autour de Pfizer, le système aurait pu proposer un nouveau médicament à soutenir... ceci serait plus utile pour les gens qui aujourd’hui perdent leur job, pour la firme qui baisse en bourse et pour le patient qui voient que la recherche appliquée perd du terrain...
Bref... Il faut repenser les multinationales, leur lien philosophique à l’argent, au succes et à la recherche... mais un jour viendra ou Pfizer optera sur une noria de petites structures independante et pourra commercialiser au niveau mondial une trouvaille faite par quelques chercheurs toujours en interface du fondamental et de l’appliquée...
Ceci serai plus sain... (je pense à Pfizer mais ceci serait valide pour Sanofi et d’autres boites...)
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Vous avez raison et c’est deja le cas. Le seul probleme est que Pfeizer n’a pas reussi a racheter les boites qui l’interessait. Pire, Pfizer a achete une boite qui a du retirer son medicament du marche en raison des effets secondaire, une pure perte.
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a l’auteur,
« Il semble que les firmes pharmaceutiques aient toutes choisi un mode de communication larmoyant en essayant de nous faire croire qu’elles sont dans une situation dramatique »
Je croyais qu’il n’y avait que les salauds de fonctionnaires qui en étaient capables ?
c’est dingue ce que vous nous dîtes, vous allez facher le MEDEF !
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Bon je vais pas pleurnicher sur le sort des labos qui se sont fait des couilles en or depuis trente ans, ils leur restera toujours a investir dans les laxatifs de préférence.
En faisant croire au bon peuple qu’ils sont dans la m....
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Bonjour, Les décisions médicales de fin de vie ayant pour effet « éventuel ou certain » d’abréger la vie concernent un à deux tiers des morts non subites, selon une étude européenne publiée lundi dans la revue Populations et Sociétés de l’Institut national d’études démographiques (Ined).
L’enquête Eureld (European End-of-Life Decisions) a porté sur 20.480 décès survenus en 2001-2002 dans six pays européens. Les médecins ayant rempli les certificats de décès ont été invités à répondre à un questionnaire sur les décisions médicales ayant précédé la mort. Le taux de réponse, qui peut biaiser les résultats, est le plus faible en Italie (44%). Il atteint 75% au Pays-Bas et environ 60% dans les quatre autres (Belgique, Danemark, Suède, Suisse).
Maintenir le patient dans une sédation profonde, ou coma, jusqu’à la mort, au moyen de substances comme les barbituriques ou les benzodiazépines, est pratiqué dans tous ces pays, « indépendamment de toute intention déclarée d’abréger la vie », notent Johan Bisen (Vrije Universiteit, Bruxelles) et ses collègues belge et néerlandais.
Environ un tiers des décès sont survenus soudainement, ce qui exclut toute intervention médicale. Dans un à deux tiers des cas restants, la mort a été précédée d’une ou plusieurs décisions, susceptibles d’avoir abrégé la vie du patient.
Ces décisions médicales représentent entre un quart et la moitié de l’ensemble des décès, selon les pays (de 23% en Italie à 51% en Suisse).
Elles « concernent d’abord la mise en oeuvre d’un traitement de la douleur, dont un des effets peut être d’abréger la vie » (19% des décès en Italie, 26% au Danemark). Dans « une minorité de cas (de 0,4% de tous les décès en Suède à 2,9% en Belgique) », il est prescrit « avec l’intention aussi de hâter le décès », précisent les auteurs.
Les interruptions de traitements (y compris hydratation, nutrition) susceptibles de prolonger la survie ou la décision de ne pas les mettre en oeuvre sont « rares en Italie (4% des décès) », mais elles concernent environ 14% des décès en Suède, au Danemark et en Belgique, 20% aux Pays-Bas et 28% en Suisse. Ce type de décision est « plus fréquent lorsque l’intention d’abréger l’existence est explicite (de 2% des décès en Italie à 21% en Suisse) que lorsque cette conséquence est seulement envisagée comme un effet possible ».
Le décès assisté par un médecin (euthanasie active, aide au suicide...), « avec administration d’une substance dans l’intention explicite de hâter la mort », est beaucoup plus rare : de O,1% des décès en Italie à 1,8% en Belgique, et 3,4% aux Pays-Bas, « alors que ces deux pays n’avaient pas légalisé l’euthanasie à l’époque de l’enquête », soulignent les chercheurs.
Le patient ou les membres de sa familles « ne sont pas toujours impliqués », lors de discussions préalables, dans les décisions médicales de fin de vie, regrettent les auteurs de l’étude, invitant à améliorer les pratiques. Ils sont associés aux décisions dans 68% des cas en Italie contre 95% aux Pays-Bas. Source : AFP
D’ou l’intérêt selon moi de légiférer sur ce problème en prenant en compte toutes les précautions.
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