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Commentaire de lyago2003

sur Potion amère


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lyago2003 (---.---.255.215) 29 janvier 2007 14:20

Bonjour, Les décisions médicales de fin de vie ayant pour effet « éventuel ou certain » d’abréger la vie concernent un à deux tiers des morts non subites, selon une étude européenne publiée lundi dans la revue Populations et Sociétés de l’Institut national d’études démographiques (Ined).

L’enquête Eureld (European End-of-Life Decisions) a porté sur 20.480 décès survenus en 2001-2002 dans six pays européens. Les médecins ayant rempli les certificats de décès ont été invités à répondre à un questionnaire sur les décisions médicales ayant précédé la mort. Le taux de réponse, qui peut biaiser les résultats, est le plus faible en Italie (44%). Il atteint 75% au Pays-Bas et environ 60% dans les quatre autres (Belgique, Danemark, Suède, Suisse).

Maintenir le patient dans une sédation profonde, ou coma, jusqu’à la mort, au moyen de substances comme les barbituriques ou les benzodiazépines, est pratiqué dans tous ces pays, « indépendamment de toute intention déclarée d’abréger la vie », notent Johan Bisen (Vrije Universiteit, Bruxelles) et ses collègues belge et néerlandais.

Environ un tiers des décès sont survenus soudainement, ce qui exclut toute intervention médicale. Dans un à deux tiers des cas restants, la mort a été précédée d’une ou plusieurs décisions, susceptibles d’avoir abrégé la vie du patient.

Ces décisions médicales représentent entre un quart et la moitié de l’ensemble des décès, selon les pays (de 23% en Italie à 51% en Suisse).

Elles « concernent d’abord la mise en oeuvre d’un traitement de la douleur, dont un des effets peut être d’abréger la vie » (19% des décès en Italie, 26% au Danemark). Dans « une minorité de cas (de 0,4% de tous les décès en Suède à 2,9% en Belgique) », il est prescrit « avec l’intention aussi de hâter le décès », précisent les auteurs.

Les interruptions de traitements (y compris hydratation, nutrition) susceptibles de prolonger la survie ou la décision de ne pas les mettre en oeuvre sont « rares en Italie (4% des décès) », mais elles concernent environ 14% des décès en Suède, au Danemark et en Belgique, 20% aux Pays-Bas et 28% en Suisse. Ce type de décision est « plus fréquent lorsque l’intention d’abréger l’existence est explicite (de 2% des décès en Italie à 21% en Suisse) que lorsque cette conséquence est seulement envisagée comme un effet possible ».

Le décès assisté par un médecin (euthanasie active, aide au suicide...), « avec administration d’une substance dans l’intention explicite de hâter la mort », est beaucoup plus rare : de O,1% des décès en Italie à 1,8% en Belgique, et 3,4% aux Pays-Bas, « alors que ces deux pays n’avaient pas légalisé l’euthanasie à l’époque de l’enquête », soulignent les chercheurs.

Le patient ou les membres de sa familles « ne sont pas toujours impliqués », lors de discussions préalables, dans les décisions médicales de fin de vie, regrettent les auteurs de l’étude, invitant à améliorer les pratiques. Ils sont associés aux décisions dans 68% des cas en Italie contre 95% aux Pays-Bas. Source : AFP

D’ou l’intérêt selon moi de légiférer sur ce problème en prenant en compte toutes les précautions.


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