Mais lisez-moi par ailleurs : je ne voulais pas que la question palestinienne alourdisse mon propos !
Ma position est double. Vous ne me ferez pas condamner la colonisation agricole qui s’est poursuivie en
Israël jusqu’à la fin des années 1960, courant années 1970. Celle-ci a débuté dès l’installation des premiers colons, avant 1914. Certes, après 1948, les expropriations brutales se sont généralisées. Mais il y avait l’idée d’une mise en valeur agricole à laquelle je suis sensible, Sans même parler de l’idéal égalitaire des kibboutz.
En revanche, je m’insurge contre la colonisation périurbaine, qui a prévalu dans les trente dernières années. Elle a consisté, au mépris du droit international, à laisser construire des banlieues champignons à base de pavillons-piscines. Cette gangrène a ravagé des oliveraies, ou des prés pour les moutons. C’est lamentable, non seulement à cause des expropriation (il y a eu des indemnisations et des recours devant les tribunaux israéliens), mais aussi à cause de l’abandon même de l’idéal sioniste.
Mais concernant les musulmans d’Israël je persiste : leur situation choque à juste titre un Nord-Américain ou un Européen. Mais pour être juste, il faut comparer la situation israélienne avec celle qui prévaut ailleurs au Proche-Orient. Israël reste un îlot de paix et de prospérité. Pour tous ses citoyens...