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Commentaire de Jean-Paul Foscarvel

sur Extrême-droite ou Extrême-droite ?


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Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 28 avril 2012 21:36

Désolé, mais ne pas voter Hollande est suicidaire, si on a une sensibilité de gauche, même radicale, je dirais surtout radicale.

Il faut à tout prix échapper aux modèles neolibéraux, à la compétitivité à tout prix, à la direction politique via les banques. Il faut diminuer la productivité du travail, retrouver les services publics, et réduire les profits, notamment par l’impôt.

Mais la seule chance de nous rapprocher de cet objectif est de voter Hollande, avec tous ses défauts. Pas d’autre choix possible.

Autrement, nous aurons cinq, voire dix ans de régression sans frein.

Et pour pousser plus loin, il y a les législatives. C’est la seule tactique valable. Faire autrement, c’est choisir l’obscurité.

En Espagne, le 15 M, ou du moins une partie, avait dit à peu près le même chose :

Résultat, ils ont Rajoy qui va jusqu’à interdire la moindre manifestation, le mouvement ne sait plus quoi faire.

Ne pas voter, c’est vouloir la reconduite du petit fou. Ne vous plaignez pas après d’avoir perdu tous vos droits.

Perso, ma divise est « si je ne peux pas choisir le meilleurs, je choisis le moins pire ». Et là, désolé, mais il n’y a pas photo, entre une hyper droite se fascisant plus chaque jour, et un socialiste avec une vision suffisamment large pour pouvoir s’ouvrir.

L’incohérence a des limites, on ne peut pas se prétendre de gauche et s’abstenir, précisément à cette élection.

Alors, oui, si on a voté Mélanchon au premier (voire Poutou ou Arthaud), je ne comprends pas qu’on ne vote pas Hollande au second, à moins d’être un sous-marin (atomique ?) de l’agité pestilentiel (ce que ne crois pas de la part de l’auteure). Ou se mettre dans une position d’intransigeance qui n’a d’autre nom que le politique du pire. Pour le coup, nous y aurions droit.

Cap au pire, serait le renoncement de l’Europe toute entière aux bribes de son « modèle social » (ce que prône Draghi, au delà d’une fausse croissance).

Un au-delà du libéralisme est en début de chantier en Europe, et le 6 mai peut être un élément de ce changement. Pas tout le changement, mais demander tout ou rien est stérile.

Souhaitons que ceux se trompent pour de bonnes raisons apparentes se rendent comte de leur erreur.

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