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Commentaire de morice

sur Sarkozy, le prophète qui s'est trop approché de l'ardent buisson (*)


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morice morice 9 mai 2012 16:47

Il niera jusqu’au bout en plus, en continuant à répandre son fiel :


http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/buisson-ne-veut-pas-porter-le-chapeau-09-05-2012-1459637_324.php

« le soir du premier tour, Buisson grondait dans le téléphone : »Vous vous êtes trompés sur tout, vous, la médiacratie  ! Bande de crétins, si on avait fait une autre campagne, si on avait adopté une autre stratégie, Sarkozy était à 22 %, Marine Le Pen à 23 %, et c’était un 21 avril à l’envers ! Il n’y a pas besoin d’être un expert en politologie pour comprendre cela. Comment voulez-vous que des électeurs qui hésitent entre Le Pen et Sarkozy le choisissent, lui, s’il ne fait pas campagne au peuple ? On a eu la bonne stratégie. On a bien senti ce qui se passait dans le pays.« Comment, alors, expliquer que Sarkozy arrive deuxième derrière Hollande ? »Ce sont les couillons qui ont parlé de nommer Bayrou Premier ministre. Vous savez bien : Juppé, Raffarin et Pécresse...«  

En fait il a fait croire à Sarko pendant 5 ans que la Marine ferait plus que son père, alors qu’au sein même du FN elle ne faisait pas l’unanimité, notamment en raison de ses PURGES à répétition....

Ce faisant, il avouait un Sarko en très grande difficulté, et OBLIGE de siphonner encore plus le FN, ce qui était .... impossible à faire. Le centre négligé par Buisson, c’est là où s’est perdue l’élection et iL NE VEUT PAS L’ACCEPTER.

L’opinion d’Hortefeux vaut elle aussi le détour : 

 »Nicolas est monté tant qu’il a suivi la stratégie de Buisson. Quand la ligne a été brouillée, il a baissé. C’est Buisson qui avait raison« , conclut-il en précisant : »Je n’ai aucune affinité particulière avec lui. C’est un homme vraiment curieux. Nicolas aussi pense qu’il est un peu fou, mais il a une totale confiance dans son analyse de l’opinion.« 

En somme, c’était un FOU ( »un peu«  dit poliment Hortefeux, le pote du président à lire ses remarques »psychologiques« sur la sexualité d’un Pétain on peut penser un peu... pire) qui avait dirigé la campagne d’un président. On s’en était un peu aperçu, à voir son côté pifométrique constant... : un jour le Fn, un jour Bayrou....


Selon le grand spécialiste en défaites électorales De Viliiers, son pote ’  »Patrick a été préposé pour rattraper une mayonnaise. Or, une mayonnaise, c’est irrattrapable, estime Philippe de Villiers, dont Buisson fut le conseiller et l’ami. Il aurait dû dire à Sarkozy que ce n’était pas possible.«  

En fait Buisson, pendant trois mois, s’est bien empêché d’apprendre, via des sondages coûteux, le degré de déstestation auquel était arrivé son maître. Quand on a vécu grassement 5 ans aux frais du calife, on ne peut lui dire que sa politique a fabriqué 20 millions de lanceurs de babouches.

C’est Iznogoud, le flatteur avec un El-Poussah dépassé, complètement dépassé er enfermé dans sa seule suffisance : »je suis le plus fort.. DONC je ne peux que gagner"... résultat... descente en flammes. Et aujourd’hui, ça explique le SILENCE pesant sarkozien : oui, il vient de morfler. Et ne peut l’accepter au fond de lui-même. 

Le jour où il s’apercevra qu’il s’est fait entuber par un gourou, peut-être.

mais ç’est pas encore pour demain il semble. 

pas un seul (et pas Hortefeux donc), à l’Elysée, n’avait réussi à éloigner Sarko de Buisson !

on pense automatiquement aux proches qui auraient pu le faire ... et à Carla. 

On verra dans les jours à venir, plus de langues vont se délier. Sarkozy a joué la tour d’ivoire, et la tour vient de tomber.

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