Je veux bien apprendre les différences entre ces gens comme entre les sortes de Juifs, les sortes de protestants, les sortes de Berbères, les sortes de Sioux, mais je ne vois pas de rapport entre cette meilleure connaissance des gens (traités en masse) et la meilleure appréciation que j’en ferais.
Je sais que je ne sais rien des gens que je n’ai pas fréquenté et que tout ce qu’on en dira dans des livres sans les inclure dans une histoire avec des noms et identités précises, ne sera que schèmes, paradigmes ou généralisations. Ce sera de la science (qui a besoin de lois générales) alors que l’Homme c’est d’abord de l’individuel (en tous cas ça pourrait être de l’individuel)
Alors, face à tout individu, quelle que soit son allure, j’envisage de le fréquenter avec un a priori positif, également positif pour tous.
Rien de ce que je pourrais lire de globalisant (sans identification individuelle des personnes) ne changera mon principe.
D’où vient la source de cet a priori positif dont je me nourris et auquel je m’accroche (car ce n’est pas sans mal) ?
Pour une part de mon expérience de vie avec toutes sortes de gens. Où les déceptions ont été si nombreuses que j’ai dû progressivement descendre le niveau zéro de mon point neutre : « Mah, l’Homme est trop lâche ou trop faible pour être vraiment individu. Il se préfère composant de meute ». Il préfère moinsser sans se montrer ou ne se montrer qu’entouré d’une bande.
Et pour une autre part des images ou descriptions positives qu’en ont fait des milliers de poètes, cinéastes, écrivains et aventuriers. Evidemment que Danse avec les loups m’influence positivement. Evidemment que Liberté m’influence positivement. Evidemment que Chat Blanc Chat noir m’influence positivement.
Et qu’est-ce qui pourrait m’influencer négativement ?
Uniquement la lecture des media paniqueurs.
J’évite donc de les regarder et je ne les crois pas.
J’imagine avoir résumé là une position assez partagée par d’autres.