’Tain ! On ne comprend jamais rien ici mais on n’arrête pas de pousser la chansonnette pro ou antiaméricaine. La conclusion de cet article contient : « Et du côté de l’industrie cinématographique, qu’en pense-t-on ? Même si
les majors affirment ne pas être au courant du « travail » de Big Hy,
ils se trouvent dans une position délicate : il est en effet difficile
de s’en prendre à un homme de 92 ans soucieux d’apporter du réconfort
aux troupes. Et déclarent donc apprécier que les œuvres qu’ils
produisent « apportent de la joie [aux soldats] pendant qu’ils sont loin
de chez eux ».
Cette conclusion démontre que la doctrine du libéralisme économique, la loi de l’offre et la demande, le devoir de l’État de protéger la propriété privée et le long etc de prétendues lois du marché, ne sont que des inventions irréelles du capitalisme marchand qui volent en éclats face à la réalité des faits.
En résumé, même si c’est illégal et qu’on nous vole, disent les marchands, nous ne pouvons qu’approuver sinon nous allons perdre toute crédibilité face aux acheteurs-consommateurs. C’est un renversement du rapport de force vendeur-acheteur dans toute sa splendeur ce qu’exerce le vieux Hyman avec son patriotisme bien à l’américaine, qui a pris toute l’industrie du loisir à contre-pied. C’est un subversif de l’ordre ultralibéral marchand.