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Commentaire de Marc Bruxman

sur Front national : Aller à la racine du mal


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Marc Bruxman 23 mai 2012 19:27

Bonjour,

On a pu constater que le vote front national était essentiellement installé dans des territoires périurbains lointains (à plus de 30 kilométres des centres villes). Il ne s’agit pas de ruralité dans le sens ou l’on ne parles pas de gens qui vivent de l’agriculture

Dans ces villes, très peu d’immigrés, et pas d’insécurité. Par contre, on constate une destruction rapide du mode de vie « rurbain » :

  • La hausse des prix des carburants rend ce mode de vie de plus en plus onéreux. De plus en plus, les surcoûts dépassent les bénéfices. 
  • Ces territoires sont peu attractifs pour les entreprises : L’économie est basée sur la connaissance, hors, très peu de cadre voudront travailler dans ces zones. Le recrutement de salariés de haut niveau y est donc quasi impossible. En ajoutant la désindustrialisation, le tissus économique s’y dégrades très rapidement.
  • L’endettement public fait que maintenir les services publics à leur ancien niveau dans ces territoires n’est plus tenable. En conséquences, ils se dégradent rapidement et deviennent des annexes des grands centres urbains.

Dans les années 90 et début 2000, beaucoup de gens ont signé pour les sirénes de la « rurbanité », vivre dans une grande maison à la camapgne, profiter d’un potager. Arnaqués par des agents immobilliers, ils n’ont pas mesurés le coût de cette rurbanité : des temps de transports épuisants, un cout de transport élevé, un éloignement de la culture. Et s’ils voulaient vendre leurs bien, c’est quasi impossible.

De l’autre coté, certaines villes ont volontairement empéchés leur densification sous la pression des écologistes. On remarquera à Paris intra muros et en proche banlieue que la densification est bloquée depuis les années 80. Ce fut bon pour les habitants déja propriétaires (à court terme) et mauvais pour tous les autres.

La seule façon de sortir de cette impasse est que l’état fasse sauter les plans d’urbanisme et lance des opérations de densification partout ou c’est possible dans les grandes métropoles régionales. Les transports doivent bien sur suivre. L’habitat dans ces zones devra mixer bureaux et habitations. A l’inverse dans certains villages lointains, il est possible de mettre en place des plans de départ volontaires : indemnité est donnée au propriétaire, le logement est rasé et les services publics très couteux à la campagne sont réduits en proportion. Une proposition de relogement dans les nouveaux logements en zone dense peut être faite en compensation. Beaucoup de gens qui se sont fait piéger dans ces endroits signeront rapidement et d’autres souhaiteront suivre avant qu’il ne soit trop tard.

Ces gens verront leur vie s’améliorer en arrivant en ville (car 3h de transports par jour c’est juste inacceptable) pourront se passer de leur bagnole ou l’utiliser beaucoup moins (c’est bon pour la balance commerciale). Ils seront en contact avec une certaine immigration mais finiront par voir que ce n’est pas comme à la télé. (Je me rappelle avoir vu plusieurs fois le quartier ou je vivais être comparé au Bronx alors qu’il était au final relativement tranquille). Et le vote Marine diminuera petit à petit. 

En alternative, s’il y a un gros bourg dans la région, celui ci peut être densifié ce qui permettrait de développer correctement ce gros bourg au détriment du reste.

Si le coût pour les finances publiques d’un tel programme est certain à court terme, il diminuera rapidement : Au fur et à mesure que des communes disparaitront du plan, les dépenses d’entetien seront en forte baisse. En couplant avec les économies sur le carburant et une baisse du chomage lié à ces projets, le bilan devrait être positif pour l’état.


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