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Commentaire de Pr ELY Mustapha

sur Peut-on dialoguer avec les salafistes ?


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Pr ELY Mustapha Pr ELY Mustapha 28 juin 2012 14:58

Cher tou(te)s,


Ceci n’est qu’un essai. Son intérêt n’est pas de justifier la position d’un quelconque mouvement politique ou politico-religieux, mais de contribuer à une réflexion sur le dialogue entre des les tenants de positions tranchées qui peinent à communiquer. Cette situation est d’ autant plus préjudiciable que face à cette absence de dialogue les positions se durcissent et cèdent à la violence. Une violence qui prend sa source non pas forcément dans une conception idéologique des rapports politiques, mais dans la frustration qui naît du silence des autres ou leur supposé passivité.
Le dialogue peut résoudre bien des dissensions et prévenir les violences.

@Leo Le Sage

Je partage avec vous votre pensée. Le combat c’est d’abord celui des idées.

 matsada 

Beaucoup d’écrits ont été publiés sur cette question voici un résumé rapide sur ce lien : 
http://quoi.info/actualite-international/2011/12/05/freres-musulmans-salafistes-qui-sont-les-islamistes-degypte-118923/ 

Al West 

« Le wahhabisme a été fondé dans la péninsule Arabique, au XVIIIe siècle, par Muhammad ibn Abd al-Wahhab. Il représente un courant traditionnel qui se distingue par une lecture littérale de l’islam et par son aspect rigoriste et puritain. Il condamne en particulier toute innovation par rapport à l’enseignement originel de l’islam et considère que l’Etat doit fonctionner exclusivement selon la loi religieuse. Le pacte entre Ibn Abd al-Wahhab et Ibn Séoud, le fondateur de l’Arabie saoudite, fera de ce pays le berceau du wahhabisme. 

Le salafisme, né à la fin du XIXe siècle, est un courant très proche du wahhabisme, auquel il peut pratiquement être assimilé dans sa version la plus conservatrice. La principale divergence entre les deux écoles porte sur le thème de l’Etat islamique : le wahhabisme se satisfait d’un dirigeant local - un roi, par exemple - s’il respecte et fait respecter la charia, tandis que le salafisme souhaite revenir au califat pour l’ensemble des croyants, même si la plupart d’entre eux acceptent l’idée d’un émir local pour quelque temps. Il tire son nom du mot salaf, qui désigne le premier compagnon du Prophète. Dans les années 1980 naît dans les camps de Peshawar, au Pakistan, sur fond de guerre en Afghanistan, le « salafisme jihadiste », une version radicale qui va séduire de nombreux jeunes musulmans, y compris en Europe. Les salafistes appellent surtout à purifier l’islam de toute trace culturelle étrangère. » (Source : Dictionnaire mondial de l’islamisme, Plon.)

 Le salafisme dispose-t-il d’une organisation, de représentants religieux ? 

Les salafistes par définition ne reconnaissant pas l’intermédiation religieuse, répugnent à l’organisation autoritaire temporelle . Ils sont à cet égard considéré comm très individualiste (socialement parlant) . Voir à ce propos les écrits de Samir Amghar sociologue spécialiste du salafisme. Auteur de Le salafismed’aujourd’hui. Mouvements sectaires en Occident, (éd Michalon).)

Les salafistes reconnaissent-ils certaines fatwa ? (j’imagine que non...) 

Les salafistes dans leur conception originelle ne reconnaissent pas les fatwas (des autorités religieuses institutionnalisées dans le monde islamique), ce qu’ils reconnaissent se sont les directives et orientations de leurs guides spirituels du moment (qu’ils ne considèrent ni comme des saints ni comme des chefs).

joelim 

S’il est vrai qu’une telle description est transposable à tous les mouvements religieux du type des salafistes, alors il n’est pas vain d’universaliser mon essai pour le dialogue qu’elle que soit l’obédience religieuse.




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