Fanch,
Je n’ai pas imaginé une seule seconde que nous étions dans une situation insurrectionnelle. Sans doute mon manque de pratique de la langue française a-t-elle amené des éléments de confusion. Je reconnais par ailleurs largement que les mots « antique » et « regénerescence » ont sans doute été employé à tort. Je crois cependant qu’ils font passer ce que je ressent.
A aucun moment je n’ai eu l’intention de décrire une prise de pouvoir de la « jeunesse », mais j’ai seulement appelé de mes voeux son émancipation, son entrée dans la vie politique, qui est retardée par le discours déresponsabilisant tenu par les hommes politiques, et dont tu te fais l’écho. Sans doute sommes nous une bande d’irresponsables écervelés, mais nous méritons le respect. Nous sommes vos héritiers, nous paierons vos retraites, nous paierons les dettes de l’état, nous souffrirons de votre gaspillage inconsidéré des ressources.
Je persiste et je signe quand il s’agit d’affirmer que nos institutions sont archaïques. La démocratie ne peut être respectée que si la politique représente la volonté générale. Le gouvernement actuel s’est pris deux claques électorales sans pour autant disparaitre. Sa légitimité est en lambeaux.
Tu parles de petites agitations pathétiques, courantes depuis mai 1968. J’en suis largement conscient, puisque je parle d’affrontement ritualisé.
Enfin, je n’ai nul besoin de leçons de qui que ce soit pour définir la droite comme féodale, ni la gauche comme blanquiste. Les méthodes employées par les forces politiques relèvent de la guerre à outrance. Je rappelle que le mot d’ordre de Blanqui était « Insurrection d’abord ». Le consensus peut-il exister dans ces conditions ?
Je regrette que tu refuses l’engagement politique. Tu te définis comme ni vieux, ni jeune, ni de droite, ni de gauche, peut être libéral. Je n’ai pas eu l’intention de manier une quelconque démagogie. Par contre, ta vision des étudiants me chagrine.