Bel article. En dehors de son actualité je n’y vois rien de bien nouveau concernant les motivations des décideurs et la réaction à ces décisions. On peux faire des leçons de morale à l’Etat espagnol mais la réalité nue est que nous laissons crever les africains depuis plus de 50 ans quand un minable prélèvement sur nos dépenses en cigarettes, litières pour chachas et cosmétiques leur aurait donné une agriculture, un accès à l’éducation à la contraception, bref des bases de développement. Etais-ce notre souhait collectif, nous les 10% les plus riches du monde (plus de 40 000 euros de patrimoine total) ? Non bien sûr qu’ils crèvent.
Une minorité hyperriche d’un côté, des gens qu’on a laissé sombrer de l’autre et on s’étonne que des gens sans espoir là-bas et malades viennent chez nous. Quelle blague ! Nous avons créé ce merdier et nous en avons profité à mort durant un demi-siècle, alors qu’avons-nous à couiner pour une poignée plus ou moins mal soignés chez nous quand une immense cour des miracles qui est notre oeuvre constitue un immense réservoir qui ne demande qu’à se déverser ici ?...
Nous n’avons aucune morale, aucun état d’âme.Nous sommes des barbares incapables de le voir. Nous sommes des salauds depuis trop longtemps pour faire machine arrière en 2012. Le bréviaire de la civilisation occidentale c’est le pillage et la prédation, le codéveloppement n’a jamais été concrètement envisagé. « The winner takes it all » selon la morale du cowboy. Il va falloir rendre la monnaie de gré ou de force et ça va faire mal, très mal, je pense.
130 américains meurent chaque jour faute d’accès aux soins et les américains s’en tamponnent. Alors je vois mal les espagnols défiler dans les rues au nom des droits humains fondamentaux. Ils crachent dessus comme nous tous depuis des décennies et se reveillerait subitement.
C’est beau d’avoir des rêves.