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Commentaire de louphi

sur Le Président ira au Congo


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louphi 3 septembre 2012 22:00

MUSAVULI

« Le Président ira au Congo ». « la nouvelle est tombé comme un couperet ».

Non, la nouvelle n’est pas tombée comme un couperet. Pour un président français « normal », qui plus est socialiste, successeur de François Mitterrand, cette nouvelle était attendue. D’ailleurs François Hollande, dès son élection, s’est empressé de garantir la pérennité de la françafrique en recevant paternellement la valetaille françafricaine à l’Elysée. C’est le contraire qui serait « tombé comme un couperet ». Etre surpris ou s’étonner de cette nouvelle, c’est faire preuve soit de l’hypocrisie, soit de l’inculture sur la politique africaine de la France. C’est oublier que c’est l’activisme mitterrandien dans cette région qui, en 1994, avec comme tête de pont le même Congo, Zaïre du triste sanguinaire MOBUTU SESE SEKO, avait provoqué l’épouvantable génocide rwandais. Il est donc tout à fait normal que François Hollande, héritier politique décomplexé de François Mitterrand, poursuive l’héritage de son mentor. Cela ne présage rien de bon pour les peuples noirs, aborigènes de la région des Grands Lacs. Avec Hollande un nouveau génocide est à craindre dans cette région, comme au Rwanda en 1994 avec François Mitterrand son mentor. N’oublions pas que les tueurs en série et planificateurs de génocides, les Balladur, Sarkozy, Alain Juppé, ..., sont les conseillers obscurs de François Hollande.

Cette domiciliation du 14ème conclave de la francophonie en République du Congo Démocratique n’est pas neutre. Cette domiciliation marque le deuxième assassinat de Laurent-Désiré Kabila, père de la République Démocratique du Congo (RDC), par les mêmes assassins. Ce 14ème conclave de la francophonie est la preuve solennelle que Laurent-Désiré Kabila, qui avait sorti la RDC de la françafrique et de la francophonie, a bien été assassiné par une main payée par la France, le 16 janvier 2001, le jour et à l’heure très précise où Jacques Chirac déclarait ouvert le 21ème conclave de la françafrique à Yaoundé (Cameroun). C’est grâce à cet assassinat que la France a pu ramener la RDC dans son giron. Dans son article retentissant, le patriote « lumumbiste-mobutiste-gaullien » MUSAVULI n’a pas cru devoir relever cette preuve solennelle qui crève pourtant les yeux, ni faire le lien avec le génocide rwandais. De la part de MUSAVULI, apologète du génocide rwandais et hitlérien, de l’homosexualité et des pseudos « démocrates » syriens et iraniens, cette attitude est tout aussi normale que François Hollande est un « président normal ».

Cela étant, par pitié pour MUSAVULI, la seule chose qu’on peut trouver intéressante dans cet article de MUSAVULI est qu’il apporte des informations d’actualité relatives aux violences et déprédations que vivent les populations du Congo sous le régime de Joseph Kabila. De ce point de vue, le « militant des droits de l’homme » dont se réclame MUSAVULI peut mériter quelque indulgence. On peut donc le remercier de sensibiliser sur la situation dramatique du Congo en particulier, de la région des Grands Lacs africains en général, région en proie à des guerres intestines cinquantenaires pilotées par les Blancs qui se disputent les fabuleuses richesses de ce véritable jardin d’Eden, berceau de l’homme et de la civilisation humaine comme l’ont révélé très brillamment les travaux magistraux des professeurs Noirs Africains CHEICK ANTA DIOP et Théophile Obenga.

Les termes « Afrique » et « africain » sont nos néologismes et euphémismes européens pour désigner le Continent austral dont les habitants sont des Noirs. Parfois on dit « Continent Noir », le Noir, le Nègre, pour désigner ce continent et ses habitants naturels. Dans son champ sémantique, l’africain ignore ce que c’est que l’impérialisme. C’est très normal. En revanche, l’africain connaît très bien l’homme blanc, ce que c’est que l’homme blanc, source de ses malheurs depuis des siècles.

En Afrique, l’impérialisme se confond avec l’homme blanc. Cela est vrai, pas seulement en Afrique, mais aussi en Asie et en Amérique. Voilà pourquoi, quand il s’agit de l’influence étrangère en Afrique, les termes « homme blanc », le blanc, etc., remplacent efficacement les termes capitalisme, capitalistes, impérialisme, impérialistes, etc. On constatera que cette sémantique de clarté, pour la libération de l’homme noir du joug de l’homme blanc, est complètement absente du langage de MUSAVULI pourtant homme Noir congolais démocratique.

En fait, les préoccupations de MUSAVULI, sont ailleurs. En effet, pour MUSAVULI, gaullien droitiste-de-l’hommiste, nostalgique du « grand Zaïre de Mobutu », « l’ennemi juré c’est le régime rwandais qui menace l’intégrité du territoire » et son complice « Joseph Kabila ». Et MUSAVULI appelle de tous ses voeux l’avènement d’un « système démocratique » au Congo pour l’amour de la France en particulier et des occidentaux en général, comme en Côte d’Ivoire ou en Afrique du Sud. C’est hallucinant !

Si on pouvait ramasser toutes les perles de diamant contenues uniquement dans cet article de MUSAVULI, il ya de quoi devenir subitement archi-multi-milliardaire. Il n’y a rien à attendre de sérieux de la part de quelqu’un, comme MUSAVULI, par ailleurs apologète des génocides rwandais, hitlériens, des homosexuels et des pseudos « démocrates » syriens et iraniens. Avec des eurafricains comme MUSAVULI, l’impérialisme blanc peut dormir tranquille sur le continent noir.


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