« Tous les blancs qui n’ont pas trouvé de logement à cause de leur couleur ou qui n’ont pas trouvé de travail. Il reste à les dénombrer ! »....
Ce genre d’affirmation gratuite aussi , on les lit souvent. Elles démontrent simplement que leur auteur ne s’appelle pas Dupont et n’a jamais habité dans une cité de Seine-Saint -Denis.
Vous en voulez, des exemples ? Essayez de vous appeler Cedric Dugenou, d’avoir les yeux bleus et d’obtenir un logement social dans le 93 avec 1 enfant et tout juste le SMIC
Essayez de vous appeler Cedric Dugenou et de vous faire embaucher dans la sécurité d’un centre commercial ou au filtrage de l’aéroport de Roissy.
Soyons clairs : il y a le racisme anti-blanc ordinaire (si j’ose dire) qui se traduit par des agressions verbales et physiques, par des humiliations incessantes et qui fait que petit à petit les français de souche pauvres et classes moyennesabandonnent les banlieues. C’est d’ailleurs ce qui me fait toujours rigoler quand on me dit qu’on a parqué les immigrés dans des ghettos : non, ils ont - et souvent très consciemment- fait fuir les « faces de craie » de leurs quartiers.
Mais il y a aussi - et c’est plus répandu encore - une discrimination envers le français « de souche » non à cause de ce qu’il est mais de ce qu’il n’est pas : pas assez misérable, pas assez coloré, jamais assez pitoyable à côté des 200 000 imigrés du tiers-monde(je ne parle que des légaux) qui débarquent tous les ans et d’ailleurs de leur misère, on le rend vaguement responsable, alors , n’est-ce pas, c’est normal c’est à Cédric Dugenou de se pousser un peu pour faire de la place.
Et on voit Cédric Dugenou qui se lève pourtant tôt pour gagner le SMIC, incapable d’obtenir un logement social et dormir dans sa voiture.
C’est pas du racisme ? Peut-être pas... mais c’est de la discrimination. Ne pas s’occuper d’abord des siens, c’est de la discrimination.