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Commentaire de samuel_

sur La gauche, les gens ordinaires et le dégoût pour l'amour de soi


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samuel_ 5 octobre 2012 15:33

Rousseau était je crois plutot favorable à l’amour qu’on porte a des etres qui ont une relation particuliere avec soi, comme ses amis, sa femme ou son mari, ses freres et soeurs, sa famille, ses voisins, son pays, « les siens ».

Dans le Manuscrit de Geneve (livre I, chapitre II), il evoque : « ces prétendus cosmopolites qui, justifiant leur amour pour la patrie [(c’est à dire ici, la patrie « universelle », ou « cosmopolite »)] par leur amour pour le genre humain, se vantent d’aimer tout le monde, pour avoir droit de n’aimer personne. »

Quand dans l’Emile il parle de l’amour de l’enfant pour sa nourrice, et meme si cette nourrice est une louve et cet enfant Romulus.

L’amour de ce qui se rapporte a soi est un amour d’un autre, mais d’un autre qui a un rapport particulier avec soi : il tient a la fois de l’amour des autres et de l’amour de soi, et se fonde sur des experiences concretes qui suscitent de la gratitude pour des etres particuliers. Il ne se fonde pas seulement sur des pensées abstraites, aussi louables soient-elles, comme l’amour de l’humanité. Les deux formes d’amour peuvent coexister, il ne faut pas les opposer. L’humanite que j’aime avec plenitude m’aime en retour, et veut alors mon bien : elle veut que je m’aime et que j’aime ce qui se rapporte a moi.

Une doctrine politique doit aussi etre faconnée par cette notion d’amour de ce qui se rapporte a soi : considerer que l’amour de ce qui se rapporte a soi est naturel et sain, present chez tous les gens ordinaires, et s’astreindre a rester compatible avec lui. Avoir des ideaux (solidarite, justice, ouverture, liberte...) qui soient concus de telle maniere qu’ils soient compatibles avec lui.


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