Il me semble que Stiglitz a dit depuis l’onde de choc de 2008 (il n’est pas devin non plus) que l’économie US serait plus vite relancée en donnant l’argent directement à ceux qui sont endettés auprès des banques qu’aux banques elles-mêmes et sur ce point il semble bien avoir eu raison. Qu’il n’ait aucune vision construite de l’imbrication de l’économie humaine dans un environnement autorisant celle-ci n’est pas une tare spécifique à lui.
Ceci dit, aucune ressource en 2012 n’est chère du fait de sa rareté et ce n’est pas pour tout de suite que nous allons buter sur ces limites naturelles. Et donc... aucun lien fort entre la finitude de nos ressources naturelles et le chômage qui a des causes multiples dont l’augmentation impressionnante de la productivité en 50 ans, la mise en concurrence ni libre ni non faussée avec des pays à très bas salaires, une baisse des revenus réels en europe et USA depuis les années 80, etc...
Il n’a pas tort en disant qu’en relançant la consommation on relance l’économie, sauf qu’une prime de 200 euros avec laquelle j’achète une paire de chaussures « durables » fabriquées en local et soignées tous les 3 ans par le cordonnier local ou dix paires de godasses fabriqués en chine usées en six mois et allant direct en déchetterie, ce n’est pas la même relance.
Les imbéciles qui ont planifié la diminution de nos revenus compensé par des marchandises moins chères et un crédit bon marché savaient très bien ce qu’ils faisaient, eux. Nous collectivement sommes des ignares, alors le pire est bien sûr possible.
Mais ce ne sont pas les arguments que vous exposez qui m’auraient convaincus, il y a 25 ans de devenir (entre autres) végétariens par ex, car la plupart me semblent sujet à caution.