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Commentaire de JL

sur Squarcini et la filière syrienne (7) : bien plus qu'un ratage


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Francis, agnotologue JL 1er novembre 2012 12:46

morice, je sais que votre travail est sélectif.

Mais la ressemblance avec l’affaire Mérah est celle-ci : il est impossible que Richard Durn n’ai t pas fait l’objet d’une surveillance rapprochée.

Le roman qui retarce les événements tels qu’ils auraient pu se passer fourmille de détails véridiques.

Un article dans Le Point retraçait son itinéraire, faits authentiques et vérifiés, où on lit entre autres :

"A 33 ans, Richard Durn, qui est RMiste, vit toujours chez sa mère, dans une petite maison de brique rouge achetée à crédit dans les années 70, au coeur du vieux Nanterre. Stefanina, 65 ans, a fui la Slovénie en 1958 avec son mari, Morel, pour échapper au régime soviétique. A l’époque, elle est enceinte d’une petite fille. Dix ans plus tard naîtra Richard, d’une rencontre avec « un homme de passage ». Stefanina divorce une semaine après la naissance de son fils. Aujourd’hui, claquemurée chez elle, la retraitée ne laisse entrer personne. C’est par la fenêtre entrouverte qu’elle nous a confié d’une voix épuisée, avec un fort accent slovène, que « Richard était un accident. Il sentait qu’il n’avait pas été désiré. Mais on ne peut pas se forcer à aimer quelqu’un qu’on n’a pas voulu. Je l’ai aimé petit à petit, quand il a commencé à grandir. » Richard Durn ne connaîtra jamais son père, il en ignore jusqu’au prénom. Plus tard, il s’inventera un père, opposant slovène exécuté.

"Le 10 juillet 1998, le dépressif menace d’une arme à feu la psychiatre qui le reçoit au bureau d’aide psychologique universitaire de Paris. L’incident est signalé à la DDASS, mais aucune suite n’est donnée.

En 1998, le futur meurtrier de Nanterre se rend en Israël avec Gaël Klein. Ils visitent Qiryat Arba, la colonie juive la plus extrémiste du pays. Richard est fasciné par la sépulture de Baruch Goldstein, ce colon fanatique qui, en 1994, a tiré dans une mosquée à l’heure de la prière, tuant 29 fidèles. Un attentat que Gaël rapproche du massacre de Nanterre. « A l’époque, Richard s’est recueilli sur la tombe et m’a demandé de le prendre en photo devant. C’était plus la violence de l’acte qui l’intéressait que la cause défendue. Il m’a dit : "Tu te rends compte, il savait qu’il allait mourir, mais il n’a pas reculé. Il a eu le courage de faire ce qu’il pensait être juste." »

Aux policiers, le forcené a reconnu que l’idée de la tuerie « germait dans sa tête depuis plusieurs semaines ». En janvier déjà, il avait demandé à Gaël Klein de lui procurer un pistolet-mitrailleur Uzi et de la cocaïne. Son ami avait refusé. Le dimanche soir qui a précédé le massacre, Richard a appelé sept fois Gaël en lui faisant des reproches. « Il m’a dit qu’il allait se passer quelque chose et que j’en serais responsable. J’ai pensé qu’il allait se suicider. »

etc, etc.


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