Le communautarisme de tous les stigmatisés du monde est de première logique défensive (Etant bien entendu que toute défense peut passer agressive, ceux qui ont un chat le savent)
Une communauté n’est jamais dévolue à s’intégrer pour la simple raison qu’elle ne se forme qu’à partir des ultimes possibilités de chacun de céder encore quelque chose au risque d’y laisser son âme.
Dans son enfance française, chacun a d’abord essayé de faire partie du troupeau. Chacun a mis énormément d’eau dans son vin pour être comme tout le monde. Arrive un moment où cette mascarade de plus en plus lourde devient insupportable. « Je veux bien céder sur tout mais pas sur ce point qui m’est capital »
Une fois une communauté formée sur la base du rassemblement de ces individus qui sont déjà allés au plus loin de leur possible (comme les mutins d’un navire ou d’une tranchée) il est hors de question qu’elle cède un pouce de terrain, qu’elle s’intègre, qu’elle se dissolve dans la masse.
Cela dit, si l’on peut accorder des caractéristiques à la communauté LGBT, elles sont, au delà de quelques manifestations bruyantes et urbaines, fondamentalement hyper privatives. Le coeur de cette religion se situe au lit et à deux. Plus privatif que ça tu meurs. C’est donc, en dépit de ses aspects urbains quelque peu colorés, une des communautés les plus intégrées et ses membres (qui ne sont pas du tout encartés, qui entrent et sortent de plein gré quand ils veulent) sont de mille avis, des plus militants aux plus discrets (ce qui n’était pas le cas des communistes).
En Pologne, il existe dans quelques villes des bandes de fanatiques de foot-qui-doit-virer-en-bagarre. Ces Hooligans qui n’ont aucune dévolution à céder un pouce de terrain, au prix de leur vie, ont le coeur de leur religion placé sur et autour des stades où il s’agit de cogner, de casser. Dans le privé, au lit, rien de spécial, ils sont comme tout le monde.A