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Commentaire de Cassiopée R

sur Pourquoi continuer de produire alors qu'il est si tentant d'importer


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Cassiopée R 23 novembre 2012 15:27

Le capitalisme fonctionne par l’augmentation constante du minimum de son seuil de rentabilité, par la surproduction et la baisse des salaires (divers) vers les profits.

 

Une classe capitaliste mondialisée économique et financière concentre les richesses qui se créent, tout en exigeant une hausse régulière des profits à réaliser. Pour y aboutir, les règlementations nationales comme internationale sont constamment assouplies, quitte à appauvrir les populations, surexploiter les ressources naturelles ou amplifier le réchauffement climatique dans un discours de croissance permanente.

 

Pour faire plus de profits, le minimum du seuil de rentabilité (valeur fictive) est sans cesse augmenter, même si des normes biologiques sont dépassés ou que celà affecte la cohésion sociale par la baisse du niveau de vie. Par des moyens de pression, comme les lobbys, la corruption, les conflits d’intérêts,ect...l’intérêt général est mis de côté pour faire plus de chiffres avec des dégâts parfois irréversible.

 

L’augmentation du minimum du seuil de rentabilité (valeur fictive) passe du stade de la production autonome et auto-suffisante à une production dépendante de nombreux et lointain pays vide de droits et en salaire de misère, vers une surproduction qui mets en danger les écosystèmes et la sécurité alimentaire même de secours.

 

Cette expansion financière finit par une marchandisation de l’ensemble du vivant. Les secteurs traditionnelles de l’ Etat, comme l’éducation, la santé, la sécurité (police, militaire,ect...), l’eau, les transports, la monnaie, les lois,...deviennent de la marchandise.

 

L’influence citoyenne n’existe plus et les marchés financiers orientés par la classe capitaliste mondialisés font les décisions, les Etats sont alors chargés de faire payer les crises (économiques et écologiques) aux populations. La situation en est arriver là.

 

Le retour à la souveraineté, dont les politiques corrompus ont peu à peu sur plusieurs décénnies transférés leurs capacités de gestion pour ne plus en avoir vers des instances dirigés par la classe capitaliste, est devenue un enjeu de société comme pour les exemples des référendums européens, du référendum bancaire en Islande, du mouvement des indignés, des manifestations à répétition contre la rigueur budgétaire au profit des riches ou les nombreuses et diverses manifestations à travers le monde.

 

L’augmentation constante du minimum de son seuil de rentabilité provoque à terme une surexploitation des ressources naturelles dont l’emballement du réchauffement climatique, du fait de la finitude de la planète. Cette volonté de faire plus en plus de profits, créer les conditions d’une répartition très inégale des richesses, avec une population de plus en pauvre et une minorité capitaliste qui concentre les richesses des sociétés.


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