Pourquoi continuer de produire alors qu’il est si tentant d’importer
Les français sont devenus les rois de l'importation et le monde (laborieux) entier se frotte désormais les mains face à un tel pays : plutôt que de travailler et de tenter de produire ce dont nous avons besoin nous importons tout ce qu'on produit autour de la terre, et pour faire bonne mesure nous empruntons pour continuer notre petit bonhomme de chemin d'importateur.
Les chiffres donnent le tournis : nous sommes dans nombre de domaines le principal pays importateur au monde (derrière les USA certes mais ceux-ci sont quand même plus nombreux) :
Nous sommes terriblement friands d'Iphone (juste derrière les USA) de TV à écran plat (certes pas chères mais sans plus aucune production nationale), de saumon de norvège (la truite fumée plait moins pourtant elle est produite en France), de St jacques venant du Pérou, de meubles Ikéa venu de Chine ou de Pologne, de voitures Kia venue de Corée, de vêtements fabriqués en Chine, de lait produit (moins cher) en Allemagne, de tomates venant du Maroc....
La liste est très longue et celle des productions nationales que nous consommons bien plus restreinte. Même en ce qui concerne notre agriculture (qui rapporterait 11 milliards au commerce extérieur) tout cela ne fonctionne que grâce à la PAC, à des monceaux de pesticides et d'engrais et très peu avec notre travail.
Evidemment on nous cite toujours quelques rares secteurs où les français exportent : le luxe : D'accord, mais combien de français achètent des sacs Vuitton ou des ensembles Dior, le tourisme, ok mais combien de français peuvent encore se payer un hôtel durant 1 semaine au bord de la mer ? l'aéronautique, d'accord mais pour combien de temps (les chinois produisent de mieux en mieux et dans 5 ans les jeux seront sans doute égaux).
Il faut savoir aussi que 10 % des emplois en France sont concernés par le Luxe et l'hotellerie, que vont devenir les 90 % de français qui ne travaillent pas dans ces secteurs ?
Il faut bien admette que les français depuis les années 70 (un peu avant l'arrivée de la Gauche au pouvoir, Gauche qui a évidemment tué un peu plus l'idée du travail) ont décidé de ne plus travailler, mais de se poser en bonne grosse nation paresseuse et importatrice (ne disait-on pas que notre économie avait pour seule moteur la consommation).
Sauf que tout cela ne peut durer éternellement, comme l'a dit très justement Georges Soros en 2008, c'est quand la mer se retire qu'on découvre ceux qui se baignaient nus.
Les français sont fragiles et dénudés désormais, coincés entre des passéistes-marxistes qui les emmmeraient en moins de 15 jours vers la ruine totale (et qui ouvriraient sans doute des camps de ré-éducation) , les socio-démocrates qui tentent (en vain) de concilier la chèvre et le choux et enfin les libéraux qui sont stipendiés et caricaturés dès qu'ils parlent de travailler plus.
Bref, nous risquons bien de vivre dans quelques mois le syndrome de l'enfant gâté à qui l'on retire brutalement son jouet de Noël, un gros coup de déprime.
Pour résoudre nos problèmes il faudrait simplement se remettre au travail (et pas seulement chercher un emploi).
On connaît l'antienne de tous ceux qui prétendent qu'il n'y a plus de travail, juste des victimes de l'affreux et cupide capitalisme. Ils ne leur viendraient sans doute pas à l'idée que le travail désormais ne sera plus posé et à prendre mais qu'il s'agit désormais d'une création et d'une quête quotidienne (le pain quotiien) et que les tâches ingrates manquent moins en France que de personnes souhaitant s'y atteler.
Certes les étrangers pourvoient à nos travaux peu valorisés (demander à un jeune en collège s'il préfère travailler dans un bureau ou sur un chantier) mais le risque désormais est que nous soyons ejectés de notre propre pays : par les "riches" qui nous prêtent (ayant bien compris que les français préfèrent vendre leur pays plutot que de se relever les manches) et par les pauvres étrangers qui sont bienheureux de simplement manger en échange d'un travail.
Plutôt que de compter nos RTT et de réclamer des aides et allocations nous ferions bien de nous demander quel pays nous pourrions bien léguer à nos enfants et petits enfants.
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