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Commentaire de hervé06

sur Novembre 1917, Novembre 1967, Novembre 2012 : La tragédie palestinienne continue


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hervé06 26 novembre 2012 14:52

Patie 1 (sur 2) de mon commentaire, trop long pour être posté d’une traite !


Pas certain que cette histoire n’ait commencé qu’en 1917...

 

Lord Balfour écrivait alors à Lord Rotschild, lequel avait déjà entrepris ses acquisitions immobilières en terre de Palestine auprès de l’empire ottoman finissant, lequel les avait récemment « cadastrées »... 

 

D’où venait cette famille, anoblie en Angleterre depuis peu ? D’Allemagne... Et depuis quand, historiquement parlant, celle-ci débuta son ascension (Amshel Bauer, le fondateur de la dynastie, juif allemand de la Judestrasse de Francfort, prêteur puis financier du Lander de Hesse, et ses 5 fils tous fondateurs des branches des banques européennes, sans compter ses filles, mariées aux fils des familles des autres grandes banques européennes - Montefiori, Worms,...-) : depuis la fin du XVIIIème siècle...

Le sionisme, à l’origine de cet actuel Etat israëlien, né en Europe (Bielorussie, Pologne, Ukraine, Allemagne...) du fruit des réflexions d’intellectuels dont beaucoup se calquaient socialement dans le moule des élites des pays où ils vivaient (influencés par « Les Lumières »...,), moule fort différent des préceptes de vie rabbiniques qui perduraient dans leurs communautés d’alors, ne serait rien sans ces financements d’origine... 

 

On cite souvent les pogroms (russes sous Alexandre III puis Nicolas II - dont l’Ukraine et la Biélorussie actuelles -, mais aussi parfois polonais) de la fin du XIXème siècle comme étant à l’origine : un, de l’antisémitisme, deux, du développement de l’idée majeure du retour à Sion chez les intellectuels juifs européens (voire américains quand nombre d’entre eux y immigrèrent), mais le volet « financier » de la communauté juive européenne fut bien plus précoce à travailler sur ces visées-là que les activistes sionistes eux-mêmes (en 1897, au 1er congrès sioniste de Bâle, les clans se divisaient quant au territoire où devait être créé cet Etat Nation seul espoir d’un développement durable dans un monde de Nations pour ces communautaristes juifs sionistes : la terre de Palestine n’était pas le seul territoire où il était alors envisagé de s’établir...on parla d’Argentine, d’Ouganda...).

 

Cette alliance initiale entre financiers juifs et activistes sionistes (incluant les intellectuels) fut ce qui donna consistance à ce mouvement revendicatif du retour et de l’établissement au Moyen Orient. 

 

La grande majorité de la (des ?) communauté juive européenne (askhénaze parlant yiddish), mais aussi séfarade d’Afrique du Nord ou de Perse, voire mizrahie (communautés établies déjà en Palestine) n’étaient nullement séduites par ce projet d’un retour de tous à Sion. 

 

Les propos qu’un Hertzl, et d’autres aussi de cette époque, purent tenir et dont il reste trace aujourd’hui, manifestaient souvent d’un profond dédain pour la partie de sa communauté qui se perpétuait dans une Tradition que lui-même (Hertzl) jugeait rétrograde, peu évolutive, et condamnée à devoir encore et toujours subir brimades et vexations si rien ne venait à la changer en profondeur... Hertzl fut l’archétype du Juif non religieux : son projet, non religieux, méritait-t-il vraiment d’être appelé Juif ? 

 

En parallèle à ce petit rappel historique, il ne faut pas non plus occulter les évènements russes de 1917 (et même dès avant, en 1905) : le bolchevisme naissant (autre théorie fameuse, aux visées de libération Internationaliste du monde ouvrier du joug du capital, de l’aristocratie, et des bourgeois), où d’autres intellectuels de confession juive (il y avait certes aussi des russes, ainsi que des militants des pays alors satellites de la culture russe comme la Géorgie, une partie de la Pologne, des tchèques, quelques allemands, etc... Les archives historiques de l’époque attestent cependant que les juifs composaient 65 à 80 % au moins de tous les Conseils décisionnels divers créés à la suite d’Octobre 1917).

Quand Trotsky s’envole pour New York dans les années fin 1910/début 1920, c’est en partie pour trouver des financements, et il y parvient... Là aussi, l’influence de la partie « financière » de la communauté juive mondiale (ici, américaine) a une incidence majeure sur la marche future des choses : quid de cette Union soviétique socialiste républicaine sans cette manne, dans une Europe dont les pouvoirs alors établis voient d’un très mauvais oeil cette chienlit-là... ?

L’idéal bolchevique est-il d’obédience juive religieuse, avec sa lutte de classes et son désir de l’internationaliser, ou n’est-il, à l’instar de l’idéal sioniste, qu’une idée laïque développée par des individus laïcs, ces deux idéaux ne devant leur existence qu’à l’apport initial d’une finance juive diasporique elle-même par nature plus laïque que religieuse (en tous cas au sens des valeurs hébraïques anciennes, tel que celle condamnant la soumission au Veau d’Or…) ?

 

Alors, certes, à présent, il y a ces quelques millions d’individus juifs israëliens qui vivent sur cette terre de Palestine, qui y ont développé un pays au summum de la modernité dans tout un tas de domaines, comme l’agronomie et l’agriculture, les nano-technologies, l’informatique de pointe et les communications, le développement d’armes hautement technologiques, la finance, l’hydrologie, le nucléaire (civil ?), … Le tout mu et structuré autour d’institutions très efficaces, avec plus ou moins le consentement et l’apport de toute la communauté juive israélienne (voire arabe israélienne pour quelques uns de ceux qui y résident, et bénéficient des bienfaits que leur apportent ces acquis-là).


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