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Commentaire de Jean-Michel Lemonnier

sur Les crématoriums et les rituels profanes de la crémation aujourd'hui en France : non-lieux et expressions d'une surmodernité apostate et nihiliste ?


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Profil supprimé Jean-Michel Lemonnier 26 novembre 2012 22:39

Bon voilà qui est déjà mieux. Un peu d’esprit plutôt que ces sous-entendus et jugements de valeurs en fin d’intervention…

Mais je reviens, quand même, sur la fin de votre premier commentaire…Je m’interroge, en effet, sur le rapport entre "le besoin d’autorité et d’un maître" avec le sujet de l’article ?... Je connais bien ces phrases stéréotypées, réflexes pavloviens, énervements, dès qu’il s’agit d’aborder, avec certains « esprits très français » (au mauvais sens de l’expression), ce qui à trait aux religions …S’agit-il de cela ? Si c’est le cas, acceptez qu’ensuite on ne embarrasse pas de développements interminables quand l’interlocuteur n’est pas disposé à écouter.

Bref, je vous réponds sur le « doute chrétien ». Je parle de celui du Christ en croix (Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?« ), de celui des mystiques chrétiens et de celui de millions d’autres »âmes".

Tous les chrétiens n’appartiennent à la FSS PieX  ou autres organisations du même tonneau, ce que vous semblez suggérer par vos propos lapidaires. Si certains chrétiens effectivement ne doutent de rien, c’est que leur foi est déjà morte…

En outre, vous ramenez le débat uniquement aux positions/postures de l’Eglise catholique romaine… Regardez l’histoire des Eglises orthodoxes...

Vous écrivez : " Le doute ne peut donc être que scientifique puisque la recherche n’a pas, elle, d’a priori "

Pourtant ce qui ressort de votre commentaire c’est cette foi dans le mythe du progrès éternel. Et là le doute n’est plus permis…D’ailleurs puisque vous voulez philosopher, essayons… Je me permets de citer ces auteurs :

Au sujet de la science  :

"reste à savoir si l’existence d"une conviction n’est pas déjà indispensable pour que cette discipline elle-même puisse commencer. [...] On voit par là que la science elle-même repose sur une croyance ; il n’est pas de science sans postulat."

Nietzsche, Le Gai Savoir (1881-1887)


Ou encore :

’Sans la croyance qu’il est possible de saisir la réalité avec nos constructions théoriques, sans la croyance en l’harmonie interne de notre monde, il ne pourrait pas y avoir de science. Cette croyance est et restera toujours le motif fondamental de toute création scientifique. À travers tous nos efforts, dans chaque lutte dramatique entre les conceptions anciennes et les conceptions nouvelles, nous reconnaissons l’éternelle aspiration à comprendre, la croyance toujours ferme en l’harmonie de notre monde, continuellement raffermie par les obstacles qui s’opposent à notre compréhension

Albert Einstein et Léopold Infeld, L’évolution des idées en physique (1938).


Vocabulaire bien religieux ou s’en approchant : croyance, conviction ?... Pour Nietzsche la science ne descendrait pas  « aux ultimes abîmes de l’être ».  Ainsi penser (mais in fine « croire ») que le monde se laisserait comprendre par une mise en équation ne serait que pure vanité…

Puis vous écrivez : "qui ont besoin de boucs-émissaires pour expliquer le désenchantement du monde« 

Mais qui peuvent être ces boucs émissaires dont auraient besoin ces »réenchanteurs" ?



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