Bon voilà qui est déjà mieux. Un peu d’esprit plutôt
que ces sous-entendus et jugements de valeurs en fin d’intervention…
Mais je reviens, quand même, sur la fin de votre
premier commentaire…Je m’interroge, en effet, sur le rapport entre "le
besoin d’autorité et d’un maître" avec le sujet de l’article ?... Je connais bien ces
phrases stéréotypées, réflexes pavloviens, énervements, dès qu’il s’agit
d’aborder, avec certains « esprits très français » (au mauvais sens
de l’expression), ce qui à trait aux religions …S’agit-il de cela ? Si c’est
le cas, acceptez qu’ensuite on ne embarrasse pas de développements
interminables quand l’interlocuteur n’est pas disposé à écouter.
Bref, je vous réponds sur le « doute chrétien ». Je parle de celui du Christ en croix (Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?« ), de celui des mystiques chrétiens et de celui de millions d’autres »âmes".
Tous les chrétiens n’appartiennent
à la FSS PieX ou autres organisations du
même tonneau, ce que vous semblez suggérer par vos propos lapidaires. Si
certains chrétiens effectivement ne doutent de rien, c’est que leur foi est
déjà morte…
En outre, vous ramenez le débat uniquement aux
positions/postures de l’Eglise catholique romaine… Regardez l’histoire des Eglises orthodoxes...
Vous écrivez : " Le doute ne peut donc être que scientifique puisque la
recherche n’a pas, elle, d’a priori "
Pourtant ce qui ressort de votre commentaire c’est
cette foi dans le mythe du progrès éternel. Et là le doute n’est plus permis…D’ailleurs
puisque vous voulez philosopher, essayons… Je me permets de citer ces auteurs :
Au sujet de la science :
"reste à savoir si
l’existence d"une conviction n’est pas déjà indispensable pour que cette
discipline elle-même puisse commencer. [...] On voit par là que la science
elle-même repose sur une croyance ; il n’est pas de science sans postulat."
Nietzsche, Le Gai Savoir (1881-1887)
Ou encore :
’Sans la croyance qu’il est possible de saisir
la réalité avec nos constructions théoriques, sans la croyance en l’harmonie
interne de notre monde, il ne pourrait pas y avoir de science. Cette croyance
est et restera toujours le motif fondamental de toute création scientifique. À
travers tous nos efforts, dans chaque lutte dramatique entre les conceptions
anciennes et les conceptions nouvelles, nous reconnaissons l’éternelle
aspiration à comprendre, la croyance toujours ferme en l’harmonie de notre
monde, continuellement raffermie par les obstacles qui s’opposent à notre
compréhension’
Albert Einstein et Léopold Infeld, L’évolution des idées en
physique (1938).
Vocabulaire
bien religieux ou s’en approchant : croyance, conviction ?... Pour Nietzsche la science ne descendrait pas « aux ultimes abîmes de l’être ». Ainsi penser (mais in fine « croire ») que le monde se laisserait comprendre par une
mise en équation ne serait que pure vanité…
Puis vous écrivez : "qui ont besoin de boucs-émissaires pour
expliquer le désenchantement du monde«
Mais qui peuvent être ces boucs émissaires dont auraient besoin ces »réenchanteurs" ?