Certes, dans cette affaire,
comme dit l’auteur, « Dominique Strauss
Kahn semble dans tous les cas discrédité définitivement ». Malgré ce discrédit, DSK est
incontestablement le plus grand gagnant de cette transaction judiciaire. En effet, DSK, paraît-il, risquait
d’avoir à manger dix ans de prison en plus de la somme encore plus importante
qu’il aurait pu devoir verser à Nafissatou Diallo. DSK a donc finalement réussi, par l’argent, à sauver la chose la plus précieuse de sa vie, sa liberté. L’incertitude de l’impartialité du jugement, inspirée
en amont au cours de l’instruction par le lynchage des médias à la rescousse de l’ex-patron du FMI et les manipulations douteuses du Procureur Cyrus Roberts Vance Jr soupçonné de connivence avec l’illustre accusé, a sans doute lourdement pesé pour corrompre et plier la détermination affichée de la Négresse Nafissatou Diallo. Peter Wilhelm Botha, ancien président de l’apartheid en Afrique du Sud, n’avait-il pas établi que « …la plupart
des noirs sont corruptibles par l’argent …. L’argent peut faire quelque chose
pour vous, et comme nous en disposons, nous pouvons en faire meilleur usage… ».
(Peter Botha - Mon Programme
d’extermination des Noirs d’Afrique du Sud- Discours - http://mapage.noos.fr/dsiroy/botha.htm).
On ne peut donc véritablement pas
s’étonner qu’on soit bien, comme s’exprime l’auteur, « …dans un marché où l’argent sert à masquer les réalités,...dans un
monde où l’argent triomphe de tout, permet d’éviter d’évoquer des faits
gênants, des actions que l’on veut taire et occulter... » et de voir « la vérité étouffée dans l’œuf et le
monde de la finance et de l’argent sortir triomphant. ».