Contrairement à votre autre papier, celui-ci parle enfin du corps et du coeur. Pas une once de logos universitaire ici.
J’aime.
Il y a moi, il y a toi.
J’ai un corps pensée comprise.
Tu as un corps pensée comprise.
Je peux penser sans toi
Tu peux penser sans moi
Bin pas trop en fait.
En réalité, ma pensée se nourrit de la tienne et réciproquement
Dès que l’un de nous parle, pratique un logos, même basique, il influe sur l’autre.
Parler c’est influer.
Et nous avons tant pris l’habitude de parler, parler, parler, et autant écouter, écouter, écouter, que si nous passons une journée sans logos, c’est la panique dans notre tête.
Nous ne faisons plus rien qui ne résulte de logos en long et en large.
Créer la vie aurait pu se faire sans un mot, bin non. Chaque bébé naît de milliards de mots (mots des amoureux, mots des fiançailles, mots du mariage, mots du traiteur, mots du gynéco....)
Bon, pour naître, nous ne faisons rien, ce sont nos parents qui font tout.
Mais pour sortir de la vie, pourquoi nous faut-il encore des milliards de mots ?
Bin parce que tout est passé en réseau.
Nous ne pensons ni ne faisons plus rien qui n’émane ou qui n’ait été inspiré du Allstream
L’école, le boulot, les vacances, la retraite, la maladie de vieillesse, tout est mis en réseau collectif.
Alors sortir de la vie aussi, doit être mis en réseau.
Il faut que tout le monde en ait parlé pendant des mots et des mots.
Comme pour tout le reste, il faut que le réseau donne son feu vert
De l’alfa à l’oméga par le troupeau a du sens.
Cela dit
Si quelques uns estiment qu’il peut être intéressant, au moins en leurs derniers jours, de n’appartenir à personne, absolument personne d’autre qu’à eux-mêmes, histoire de découvrir l’effet que ça fait de penser vraiment par soi-même, hors réseau, ils peuvent toujours se démerder seuls. A condition de ne pas s’y prendre trop tard.
Alors va pour l’euthanasie décidée par le réseau
Et pour les gens qui sont en prison
S’ils ont envie d’en finir
Il dira quoi le réseau ?
(Je passe sur ce qu’il pourrait dire. Pas beau)
Mettons donc que le mainstream du allstream finisse par dire « Euthanasie accordée aux prisonniers »
Et considérant un cas absolument clair, sans la moindre embrouille éthique.
(Pour les embrouilles, je vous en parlerai une autre fois).
On va lui procurer la mort de quelle manière à ce prisonnier pas du tout agonisant et encore plein de bonnes grosses forces ?
Avec le miel morphiné qu’on donne aux gentils euthanasiés squelettiques ?
Ou avec 20 000 volts, une hache, un liquide vert, un gros marteau, mille coups de fouet ?
Le prisonnier aura-t-il droit à de la musique ?
Combien de temps de musique ?
Et sa famille, s’il lui en reste ?
Ses amis, s’il lui en reste ?
Ils pourront l’entourer comme ceux de Socrate ou ça devra forcément se passer dans une salle béton verdâtre fluo entre 8 molosses armés ?
Le mariage homo, la PMA, l’euthanasie, toussa, je sens que tout va basculer et ce n’est pas moi qui vais le regretter ce vieux tout.
20/12 05:51 - Hubu
19/12 17:43 - foufouille
« L’hôpital dans ce cas, fait signer une décharge. » ou sans decharge tu sort sous (...)
19/12 13:48 - foufouille
« devoir de déchéance » tires toi une balle a la premiere ride
19/12 13:28 - Mycroft
Au passage, si on veut éviter les problèmes des héritiers indélicats, supprimons (...)
19/12 13:22 - Mycroft
En même temps, ceux qui ont un entourage intéressé et près à faire les vautour en sont les (...)
19/12 12:45 - Nuccia
Il est juste de noter comme certains l’on fait la méconnaissance et la faible mise en (...)
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