Ben oui, le sujet de la stricte séparation des « too
big to fail », c’est d’abord sur cela que doit porter la discussion
politique.
Le reste sans ce point réglé n’est que poudre aux yeux, et
que la gauche est bien pâle quand elle se couche devant cette question.
Comment peut-on rédiger un article sur ce sujet sans
mentionner le seul candidat qui en a fait le point de départ de son programme
présidentiel. ? Pardon, mais cela m’échappe …
Vous faudra-t-il attendre que tout ce gros merdier pète pour
que vous vous aperceviez que :
1/ ce système bancaire, càd ces « too big to
fail », était en faillite depuis longtemps
2/ Que pour cette raison il eût été préférable de séparer
les activités bancaires (principe du Glass Steagall Act ) dans des
établissements différents, déconnectés, étanches ( ce qui n’est absolument pas
le cas ), car le bouillon à boire aurait été moins létal …
3/ et que tout cela n’a aucun sens si l’analyse s’arrête à
un borné « je refuse la dictature financière », ce à quoi une
personne sérieuse répond « oui, moi aussi, mais on fait
comment ? » et ici commence enfin à se dévider le fil du concept de
« crédit productif public », dont la vocation est de soutenir les
projets infra-struturels garantissant une vie meilleure aux générations
suivantes. ( Y’a du boulot, et ce sera malheureusement impossible en restant au
sein de ce système, qui étranglera en masse son bétail, devenu inutile )
Si le système ressemblera tôt ou tard à une dictature
financière, c’est bien parce qu’il faillit catégoriquement à répondre au point
3/. L’économie physique est zappée du point de vue des banquiers, … mais aussi
d’une grande majorité de la contestation présumée.
Pourquoi à votre avis a-t-on cassé Cheminade lors de sa
campagne présidentielle ?
La réponse se trouve dans le qui et quoi sont dénoncés par son mouvement
politique.