Si, pour une alimentation biologique, le poisson est une denrée problématique, la viande n’est guerre meilleure. Venant le plus souvent d’un élevage intensif, les animaux subissent des traitements préventifs et curatifs similaires. Aussi un part considérable de l’agriculture mondiale sert à nourrir les bêtes qui finissent dans les assiettes de la minorité aisée de la planète :
Europe importe 80% des protéines destinées à l’élevage, 56% du Brésil et 38% de l’Argentine. 1ière importateur européen : la France. Brésil 2ième exportateur mondial après USA. La forêt tropicale est détruite pour planter le soja afin de nourrir notre bétail. Soja transgénique.
Environ 60% des terres agricoles du monde servent pour le pacage de quelque 360 millions de bovins et 600 millions d’ovins et de caprins. En Amérique latine quelque 2 millions de kilomètres carrés de forêt en été transformés en pâturage.
L’élevage demande beaucoup d’eau.
L’élevage mondial émet plus de gaz à l’effet de serre que la totalité des transports humains, voitures, bateaux et avions compris. Il ravage les équilibres naturels, de l’eau à la forêt tropicale. Il gaspille par millions de tonnes de céréales qui font défaut à une multitude de pays pauvres.
Il n’y a aucun argument valable en faveur de la consommation régulière de la viande !
(Je n’en fais pas une religion. Invité, si on sert de la viande je préfère la manger que d’en faire une histoire, mais à la maison on n’en mange jamais. En Vaucluse c’est facile, les légumes sont frais et peu chers. Mais c’est vrai que la préparation demande plus d’effort.)