• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Pierre Lance

sur Manifestations : le triomphe de la terreur


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Pierre Lance (---.---.233.207) 27 mars 2006 18:40

Les Français ne sont ni racistes ni xénophobes, et cela empêche de dormir les antiracistes professionnels, subventionnés par les contribuables et adulés par les médias, et qui, ne parvenant pas à trouver de racisme chez nous, s’ingénient à l’inventer ou à le provoquer. Mais parfois leur château de cartes s’écroule, par exemple quand un sondage révèle que les deux personnalités préférées des Français sont Yannick Noah et Zinedine Zidane. Zut alors ! Un métis et un maghrébin portés aux nues par les Gaulois, il y a de quoi en perdre sa patente d’antiraciste conventionné.

Toutefois, par la faute de gouvernements incapables de juguler le flux migratoire et qui ne savent que psalmodier « Intégration ! Intégration ! », le seuil de tolérance d’éléments allogènes, que tous les sociologues connaissent, a été franchi depuis longtemps dans notre pays. Si l’on y ajoute l’inquiétante montée de l’islamisme radical, l’imbécillité absolue de politiciens déjantés qui prétendent faire entrer 70 millions de Turcs en Europe et la vague d’incendies de l’an dernier dans les banlieues, on constate que l’inquiétude identitaire a désormais saisi les Français.

Ils ne sont toujours pas racistes, mais ils sont sur la défensive, craignant de voir leur patrie se diluer dans un magma de communautés déracinées, inassimilables et prolifiques.

Aussi nos compatriotes ont-ils des réactions discriminatoires, obligés qu’ils sont de se protéger eux-mêmes, puisque l’État laxiste ne remplit pas son devoir de protecteur de la nation. Et les histrions qui plastronnent au sommet de l’État en viennent à lutter contre une discrimination qu’ils ont eux-mêmes provoquée. Bien entendu, les antiracistes professionnels exultent et appellent « racisme » cette discrimination. Qu’en est-il vraiment ?

J’entendais dernièrement à France-Info le témoignage d’un jeune maghrébin qui s’exprimait avec beaucoup de mesure et d’objectivité. Et que disait-il ? Je résume : « Tant que j’envoyais mon curriculum par la poste, je ne trouvais pas d’emploi, et j’ai appris qu’à la seule lecture de mon nom à consonance arabe, ma candidature allait directement à la corbeille. Alors j’ai décidé de me présenter moi-même, et j’ai vu que toute défiance disparaissait dès que mes interlocuteurs constataient que je me présentais très correctement, que je maîtrisais complètement le français et que j’étais capable de mettre en valeur mes compétences. J’ai très vite trouvé du travail. » Autrement dit, il existe un réflexe discriminatoire collectif, car tant que l’on n’a pas devant soi un individu, on ne peut le juger sur son nom qu’à travers la communauté à laquelle il appartient, laquelle, en l’occurrence, n’a pas bonne presse. En revanche, si le contact direct permet d’évaluer le candidat dans sa personnalité particulière, et si celle-ci est satisfaisante, tout change et les préventions disparaissent. On juge alors au cas par cas, tout comme on juge Yannick ou Zizou. L’homme et son talent passent avant le groupe. Car la seule « discrimination positive » qui puisse exister, c’est celle du sérieux et de la compétence personnels jugés d’homme à homme.

Je voyais dernièrement sur TF1 une émission de jeux réunissant deux couples mixtes, deux jeunes femmes blondes aux yeux bleus fiancées ou mariées à deux hommes de couleur. L’agression identitaire était si flagrante et si délibérée que je me suis posé cette question : ceux qui ont concocté cette prestation sont-ils des antiracistes stupides ou au contraire des racistes habiles ? En tout cas, cet étalage d’un métissage déstabilisateur d’hérédité naturelle ne peut pas avoir d’autre effet dans le public que de provoquer un phénomène de rejet instinctif, donc d’encourager un racisme défensif ainsi légitimé par ceux-là même qui prétendent le combattre.

Qu’on me comprenne bien : je ne me permettrais pas de critiquer une personne qui croit trouver son bonheur auprès d’un partenaire d’une tout autre origine. « L’amour est enfant de bohème qui n’a jamais, jamais connu de loi. » Je suis un farouche partisan de la liberté/responsabilité individuelle, donc du droit à l’erreur. Et si erreur il y a, le destin présentera la facture. En revanche, regrouper et afficher sur un écran de télévision des cas individuels plutôt rares dans le but pervers d’influencer l’opinion en banalisant le vagabondage ethnologique est une très réelle provocation au racisme.

Pierre Lance, pour les 4vérités.com


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès