• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de John_John

sur Une société démocratique... et libertaire


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

John_John John_John 30 janvier 2013 15:36
@ PJCA

Merci de votre réponse. Je vous rejoins sur la redéfinition du rôle de l’Etat dans votre lien. Je pense, peut-être naïvement, que l’Etat peut-être réformé et rendu à nouveau utile et et efficace, voire garant à terme d’un certain bien commun. La question est alors de définir proprement les outils et critères d’évaluations qu’une société se doit d’imposer à l’action publique, et donc à l’utilisation de l’argent des contribuables.

Ensuite, je ne suis pas à droite. La droite française (UMP) est majoritairement colbertiste, elle joue le jeu d’intérêts corporatistes qui renforcent les mauvais pouvoirs de l’Etat tout en en affaiblissant les bons, elle milite pour des politiques couteuses et qui détruisent le dynamisme entrepreneurial du pays au détriments de la mobilité sociale, de l’avenir du pays et de la prospérité en général. Un des moins mauvais gouvernements qu’a connu ce pays était celui de Jospin, donc pas de droite.

"c’est sur le plan de la redistribution de la richesse et de la valorisation du travail que vous me « rencontrerez à Philippi » en féroce Gauchiste... « >> J’avoue ne pas saisir le contenu de cette prise de position. La richesse est, dans les faits comme dans la loi, une propriété privée qui appartient légitimement et en totalité aux individus qui l’ont produite et/ou acquise par contrats libres. C’est non seulement moral et juste, c’est aussi le fondement de la prospérité économique et de la liberté politique, un siècle d’études sociologiques et économiques sont là pour nous le rappeler. Un marché qui fonctionne normalement innove, crée des emplois de plus en plus confortables, réduit la pauvreté et sert de mieux en mieux ses clients. Lorsque, pour X ou Y raisons, un marché se met à dérailler, ententes sur les prix, collusion avec les législateurs, abus de position dominante, que sais-je, l’Etat peut intervenir pour rétablir la concurrence, et permettre au marché de servir le bien commun et non pas une poignée de profiteurs. Un »filet de sécurité« pour les plus démunis peut alors très bien être financé pour un coût modeste, des impôts faibles et une dépense publique sous contrôle des contribuables, de nombreux pays comme la Suisse, la NZ, HK, Singapour, etc, le montrent très bien. Le travail est valorisé, la destruction créatrice détruit les emplois difficiles et mal payés pour en créer des plus épanouissants, l’investissement se met à la portée de plus en plus de gens, et la mobilité sociale augmente. Bref, la société progresse dans la bonne direction.
Les »féroces gauchistes« ne défendent absolument pas tout cela. Leurs mesures, si elles étaient appliqués, détruiraient complètement l’économie, exploseraient le chômage et réduiraient durablement le niveau de vie de tous, sauf les membres du partis. C’est la constante historique du dirigisme et du planisme centralisateur, je ne vais pas vous le rappeler. Leur conception de la »distribution des richesse« est fausse en plus d’être immorale, puisqu’ils n’ont pas compris ni la subjectivité de la valeur ni que la richesse n’appartenait pas à l’Etat mais aux individus. Leurs idéologies ne peuvent que décourager la production, sans jamais faire plus que niveler vers le bas faute de pouvoir faire s’élever les pauvres.
Bref, bien entendu je suis, comme vous, pour la valorisation du travail et une augmentation du niveau de vie des plus pauvres. Mais ce n’est certainement pas à travers les idées des »féroces gauchistes" qu’on l’atteindra, mais précisément avec l’inverse.

Bàv.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès