Hélas,
Toutes ces discussions et réactions, qu’elles soient savantes ou épidermiques seront bientôt inutiles. Elles le sont déjà sans doute.
Parce que la dépénalisation de l’inhumanité est soit en bonne voie, soit achevée déjà. Et tout, ou presque, peut se faire en toute bonne conscience.
La référence aux sentiments particuliers et à l’engagement entre un homme et une femme qui se choisissent pour vivre et pour élever des enfants sert encore un peu de rideau de fumée pour cacher la réalité aux non initiés. Cette référence est en passe de ne plus être nécessaire parce que le cas canadien cité est très probablement le cas le plus fréquent partout. Bientôt on n’aura plus besoin de cette antinomie (bien acceptée d’ailleurs) : admettre que la « liberté sexuelle » est un fait acquis (depuis longtemps) et parler en même temps d’adultère. Il faut ainsi admettre maintenant ou sous peu que la notion d’adultère est une survivance anachronique et qu’il est urgent ett honnête de supprimer ce mot du dictionnairer tout de suite.
De gré ou de force la pensée dominante devra aussi éliminer du vocabulaire le mot « enfant », particulièrement gênant dans la marche triomphale vers la Liberté. Pendant une période intermédiaire on a répandu cette idée commode qu’il valait mieux, pour les enfants, se séparer que se disputer (en faisant objet de scandale l’idée que ce qui valait le mieux pour les enfants c’était de ne pas se disputer ET de ne pas se séparer). Voyant ce que je vois et lisant ce que je lis, je suis fondé à croire que tous ces artifices ne sont plus nécessaires. On peut s’en donner à cœur joie ouvertement : Vive la Liberté (avec un grand L bien sûr) !
Bonne planète à tous....