@ HugoS
J’ai survolé un peu les commentaires. Le fait est que Spartacus que l’on connait basiquement pour vouloir le retrait de l’Etat sur tout (donc un Etat Regalien) attise des réactions virulentes (auxquelles il répond souvent avec la même agressivité).
Le débat est devenu manichéen : soit on est pour la sécurité sociale telle qu’elle est, soit on la remplace par du privé.
Hors, la sécurité sociale française a ses problèmes (tout comme elle a aussi ses qualités si on la compara a d’autres) et on pourrait la rendre éfficace sans pour autant la détruire et laisse le secteur privé prendre sa place.
Voila pourquoi je suggerais de repartir sur un nouvel article.
Sur un aussi manichéen, les réactions le sont forcément aussi.
Mais le débat est à poser néanmoins, je suis d’accord.
Je suis le premier à louer les mérites d’un système solidaire. Mais de solidarité, il n’y a plus que le nom. Il y a beaucoup trop de laissés pour compte. J’ai d’ailleurs dit et redit qu’un système privé, à la Suisse (pas à la mode américaine), serait valable si le niveau des revenus moyens le permettait, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Pour l’anecdote, note Constitution, et notre organisation politique, permet aux citoyens de solliciter nos dirigeants si nos revendications atteignent un certain quorum, sous forme de pétition. Et ce, au niveau fédéral, cantonal ou communal. Les dirigeants politiques sont donc obligés de nous écouter, à nous le peuple. Rien n’est gravé dans le marbre si quelque chose ne fonctionne pas et va contre l’intérêt du plus grand nombre. Bref, tout ça pour dire que nombre de mes compatriotes ont mobilisé les dirigeants à Berne en leur demandant d’étudier un système de sécu à la française. Mais plus important encore, bien plus de mes concitoyens refusent de sortir d’un système, privé mais contrôlé au rasoir, qui marche bien et qui ne pénalise personne, parce que les déboires de la sécu française et la dégradation de ses services médicaux effraient. Comprenons-nous vie. Chez nous, tout le monde est assuré, de gré ou de force, rien à voir avec le terrifiant système américain. Cela a un coût, fixe, mais il y a la contrepartie d’une prise en charge efficace aussi.
Que les réactions fusent parce que je n’ai pas le même discours que certains ici, je peux le concevoir. Après tout, c’est bien moins monotone qu’un débat où tout le monde dit la même chose. Mais qu’on me saute à la gorge avec l’argument de la nationalité, c’est intolérable. Si BARRATIER m’avait dit ceci dans la vraie vie, il porterait la marque de ma main sur son visage.
Donc, je ne dis pas que le tout privé est la panacée mais qu’il pourrait, dans certaines conditions, être valable, pourquoi pas. Et ce, même si je pense qu’il faut sauver la sécu tant qu’elle peut l’être, sans avoir à tondre toujours les mêmes. Car il y aurait d’autres leviers à actionner avant de détrousser les PME toujours plus, à la mode Mélenchoniste. Je trouve que l’UPR a un bien milleur programme, bien qu’incomplet à mon goût. La dette prétendue de la France (et de la Grèce, du Portugal, etc.) est une grande escroquerie. La spéculation immobilière et financière est nuisible. Travaillez là-dessus. Car, à la longue, je trouve lassant de devoir financer les banksters, les fonctionnaires, les délires des spéculateurs alors que, moi, je produis quelque chose d’utile à la société. Je ne dis pas que les fonctionnaires sont inutiles mais qu’ils se comportent comme des divas en France alors qu’ils sont payés par les PME en grande partie. En Suisse, il n’y a pas de guerre des clans parce que le système est équilibré et que personne n’a un pouvoir trop important pour favoriser des intérêts de caste. Du coup, nos fonctionnaires servent efficacement leurs concitoyens et ces derniers ne les désavouent pas. L’harmonie est réelle. C’est quand même con qu’un pays comme la France, qui a tout pour s’imposer sur la scène internationale tout en assurant le bien-être des ses habitants, parte en sucette et en soit réduit à des guerres intestine claniques.
Mais je suis un vilain méchant Suisse...