@Alain :
Historiquement, ce « saut » d’une bande d’énergie à une autre, est l’astuce trouvée par Niels Bohr pour éviter le problème posé par le modèle de Rutherford, qui consiste en un électron gravitant autour du noyau : une charge en mouvement de rotation est le siège d’un rayonnement synchrotron.
Or ce rayonnement, on ne l’observe pas.
Donc Niels Bohr arrive et dit « nous avons des niveaux d’énergie, il ne faut pas penser comme dans le monde réel ». De fait le modèle actuel n’est pas réaliste, il ne décrit pas notre monde.
C’est quoi une bande d’énergie ? C’est un lieu ? Où est-il, ce lieu ? Mystère...
En physique, une chose se déplace de lieu en lieu.
En quantique, elle se déplace de non lieu en non lieu !
Donc je trouve le modèle de Bohr assez étrange, car il ne contient qu’une conception frelatée du concept de Lieu. Ceci est donc bel et bien une vue de l’esprit, celui de Niels Bohr.
Pourquoi compliquer ainsi à dessin et rendre flou ce qui a besoin d’être éclairci ?
Oui il y a des charges dans des lieux. Ces charges, ordonnancées de manière propre au composé chimique, selon sa phase thermodynamique, oscillent autour de leur position d’équilibre lors du passage d’un rayon de lumière. Pourquoi ? Parce que la lumière, en un lieu, c’est justement l’oscillation d’un dipôle, comme le montre toutes les antennes.
Qui dit oscillateur dit fréquence de résonance. D’où le spectre et ses harmoniques.
C’est pourtant très simple, tout est déjà là et déjà cohérent. Mais la formulation alambiquée du problème par Bohr vous empêche de le voir.
Oubliez ces niveaux d’énergie. Ce ne sont pas des vrais lieux.
Qui a réussi à toucher un « niveau d’énergie » ? Où sont-il ?
En vérité, les niveaux d’énergie n’ont rien de physique.
Certes ils permettent de représenter d’une certaine manière ce qui se passe.
Mais ce qui se passe ne leur correspond pas.