Une fois encore, l’auteur nous pousse dans un questionnement dont les réponses ne sont que spéculatives.
Mais pourquoi pas ?
Entre l’avis péremptoire des deux croyances opposées, tout est envisageable :
- Selon Onfray et ses paroissiens, il n’y a rien.
- Selon les adeptes du divin, il y a le paradis pour les gentils et l’enfer pour les méchants.
Ces visions égo centrées rendent aveugles.
La mort de l’individu n’est que sa fin à lui : peu de chose en définitive
Que reste-t-il du passage d’un homme ou d’une femme après sa mort ?
Il reste ce qu’il ou elle a transmis à ses survivants : sa vie se prolonge au-delà de sa mort dans la vie des êtres engendrés, tant sur le plan génétique que psychique. Avoir une pleine conscience de ça permet de faire face à l’échéance finale [du moi] sans se poser la question sur soi-même : on s’en fou de ce que devient l’individu [moi], ce qui compte, ce sont les vivants qui poursuivent le chemin.
Évidemment, cela n’arrange pas les affaires de celles et ceux qui n’ont rien transmis durant leur séjour dans le monde des vivants... Certes, mais en cela que chaque être humain est une parcelle de l’univers tout entier, elle disparait en tant que [moi], mais continue d’appartenir à l’histoire dudit univers.