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Commentaire de JL

sur Soumission à l'autorité : du pain béni pour les Empereurs


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Francis, agnotologue JL 7 mars 2013 09:36

Bonjour Loup Rebel,

dans cet article intéressant, il y a deux choses que je voudrais différencier : la référence à l’expérience de Milgram, et vos considérations personnelles en même temps que le renvoi aux articles Luc-Laurent Salvador.

Sur le second point, il me faudra probablement une seconde lecture.

Mais sur Milgram et son ’expérience’, et le dessin que vous présentez en est une excellente illustration, je dirai qu’à mon avis, les développements que les analystes en tous genres (ne vous sentez pas visés) en ont données me paraissent idéologiquement biaisées.

J’admets que Milgram est un grand sociologue : son expérience est l’explication la plus pertinente jamais proposée de notre monde d’inégalités et d’injustice. Le fric est l’autorité suprême qui récompense ou punit ses adorateurs, l’autorité à laquelle ils obéissent aveuglément.

Voici ce que j’écrivais il y a déjà quelques années quand nous en parlions ici, sur Agoravox (oui, vous n’êtes pas le premier) :

Non contents de nous empoisonner, les pratiques de libre échange dans le cadre de la mondialisation libérales tuent les économies vivrières des pays pauvres, et leurs populations qui auparavant n’étaient que pauvres deviennent misérables (*). Ces miséreux n’ont qu’une solution d’avenir : nous envahir.

La mondialisation libérale est le cancer de la planète. Nous vivons une « expérience de Milgram inversée » à l’échelle de la population mondiale.

Les spécificités d’une expérience de Milgram inversée sont les suivantes :

- Les « victimes présumées », contrairement à celui qui est dans la cage chez ’Milgram’, sont légions, réelles et souffrent abominablement ;

- Les tortionnaires (cf. les cobayes de ’Milgram’) c’est nous, les consommateurs occidentaux qui croient bien faire et sont convaincus qu’il n’y a pas de victimes (cf. le scénario gagnant-gagnant), nulle part, ou alors, font mine de le croire, parce qu’ils n’ont pas d’autres choix, et aussi parce qu’ils sont égoïstes et impuissants à changer les choses, ce qui fait d’eux des otages ;

- Enfin et surtout, les « expérimentateurs menteurs » ce sont les lobbies des prédateurs qui dispensent la pensée unique du libre échange « gagnant gagnant » ( cf. le storytelling présenté aux cobayes dans ’Milgram’) dans leurs puissants médias mainstream grâce à leurs complices corrompus que sont les éditocrates, les politiques et les économistes libéraux.

(*) La misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance. La féodalité c’est la pauvreté et le servage. Le capitalisme c’est la fabrication de la misère du monde au nom de la liberté.


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