Bonjour JL
Je suis allé voir vos liens.
Plus particulièrement les 4 articles d’Emmanuel Ruhle publié entre les 18 et 24 mars 2010.
Je tiens à vous confirmer que je condamne sans appel l’exhibitionnisme outrancier des producteurs télé dont le seul objectif est de faire de l’audience.
D’ailleurs Emmanuel Ruhle dénonce lui aussi les émissions de France 2 dans son dernier billet :
« Il est évident que l’on ne peut tirer la même conclusion de l’expérience de Milgram et de celle de France 2 :
Elles sont au plus haut point discutables d’un point de
vue éthique et moral, principalement parce qu’elles sont elles même victimes de ce qu’elles prétendent dénoncer.
Notons que l’expérience de Milgram est d’ailleurs pour cela interdite dans certains pays.
Ces dérives de la science, et dérives de la télévision instrumentalisant la science, ne sont pas anodines. »
C’est donc lui qui parle de déviance (dérives) à propos des interprétations et extrapolations des expériences de Milgram.
C’est d’autant plus regrettable qu’il règne une confusion affligeante dans l’esprit de beaucoup d’hommes et de femme, entre l’impuissance à désobéir face à l’autoritarisme (celui qui pose le canon du flingue sur votre tempe), et la soumission à l’autorité qui est un acte « volontaire ». J’ai mis entre guillemets, car dans cette acception le libre arbitre est anesthésié. Anesthésié par l’idée que le sujet qui s’y soumet se fait du bien fondé de la demande émanant de sa hiérarchie : il se déresponsabilise, perdant ipso facto son libre arbitre. C’est un peu l’attitude de Pons Pilate qui s’en lave les mains.
La nuance est probablement trop subtile, ce qui fait la partie belle aux séducteurs et manipulateurs de tout poil qui soumettent par séduction ou persuasion plutôt que par la force. C’est toute la nuance entre un viol est une relation sexuelle dite « consentante ». Entre adultes, OK pour le consentement, mais dans une relation pédophile, c’est une extrapolation de la soumission à l’autorité, qui s’obtient ici par le visage rassurant de l’adulte qui détient la « divine toute-puissance ». C’est ça, l’environnement, la variable expérimentale qu’a cherché à mesurer Milgram Stanley.
Je note que l’auteur de ces 4 billets n’a plus rien écrit ici depuis, ni billet ni commentaire...
Mais je sais au fond de moi que nos croyances (les vôtres et les miennes) diffèrent peu, si ce n’est que nous regardons la même chose depuis des points de vue différents.
Je tiens enfin à vous remercier pour vos commentaires, qui justement apportent un éclairage sous un autre angle, tenant en respect la pensée unique qui sonnerait la victoire du mouton (de Panurge) et la mort du loup (rebelle)... 
À bientôt