@ faxtronic
Est-ce que les robots auront une âme ?
On n’a déjà pas pu résoudre la controverse de savoir si les êtres humains en ont une ! En effet , à ce sujet , deux conceptions s’affrontent :
1°) La conception matérialiste selon laquelle l’ « âme » n’est rien d’autre que l’ensemble des processus et phénomènes psychiques produits par le cerveau , qu’il soit humain ou animal , ces processus disparaissant totalement à la mort de l’individu . Une conception que l’on pourrait qualifier de matérialisme extrêmiste voudrait qu’un robot ait « l’équivalent d’une âme » s’il passe avec succès le « test de Turing » ( ce test est passé avec succès si l’interlocuteur humain d’un robot caché est persuadé , après une longue conversation , que son interlocuteur robot est humain )
2°) La conception mystique de l’âme , qui consiste à croire que l’âme est une substance immatérielle d’essence plus ou moins divine , dont l’existence est éternelle même après la mort de l’individu , et en tout cas indépendante des processus physico-chimiques se déroulant dans le cerveau de l’individu en question . On pourrait également qualifier de conception mystique extrêmiste la conception selon laquelle un enfant très profondément arriéré , grabataire , n’ayant jamais pu parler ni marcher ni réagir à quoi que ce soit aurait néanmoins une « âme éternelle d’essence divine » , alors qu’un robot sachant converser de façon sensée , jouer à toutes sortes de jeux , parler sans erreurs plusieurs langues étrangères , et capable d’autonomie de décision , n’en aurait pas !
Il s’agit peut-être d’une discussion théorique , car un robot tel que celui que je viens de décrire n’est pas près d’exister . Néanmoins , quelque soit le talent d’un robot joueur d’échec , par exemple , il n’ éprouve aucune envie spéciale de jouer aux échecs quand il est « au repos » ou débranché , ni même quand il joue ! Il n’a d’ailleurs aucune conscience de jouer aux échecs quand il bat le champion du monde et n’en retire aucune satisfaction ! De même un robot ultra-polyvalent tel que celui que je viens de décrire se contenterait au fond d’exécuter le programme pour lequel il est conçu mais rien d’autre !
On peut donc finalement dire que ce qui distingue un être vivant évolué d’un robot , même ultra perfectionné se résume à trois choses : le fait d’avoir envie (ou au contraire de ne pas avoir envie ) de faire quelque chose , la conscience d’être , ou en tout cas d’être en train de faire quelque chose quand on fait quelque chose , et la récompense constituée par la satisfaction d’avoir mené une tâche à bien !
Et là , je pense qu’on peut affirmer que les roboticiens ne sont pas prêts d’imiter ces processus psychiques , dont on ignore globalement comment ils fonctionnent chez les êtres vivants !
19/02 12:05 - jamesdu75
Trés bonne article, mais tellement complexe pour tenir sur quelques pages. Asimov, Clarke et (...)
17/02 17:35 - faxtronic
17/02 09:04 - Sarro Philippe
A signaler que les conférences du Colloque de rentrée du Collège de France : L’homme (...)
14/02 12:25 - Serge
14/02 12:22 - Serge
Je ne crois pas que les occidentaux soient robophobes, d’ailleurs je suis pour (...)
14/02 11:39 - rjolly
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