Yoananda je vous cite : « Et en plus, y a les peuples qui comprennent rien qui commencent à gueuler qu’il faut gérer. »
Même si je pense qu’avant toute prise de décision un audit de la dette bien fait est un préalable, je veux bien jouer le jeu du « peuple sérieux et lucide » : autrement dit, le peuple qui accepte de « faire des sacrifices ».
Lorsqu’il y a un sacrifice budgétaire à faire, n’importe quel cerveau un tant soit peu pas trop stupide (ou pas trop vénal, c’est au choix) comprend bien que le sacrifice est plus supportable envers les gens plus aisés qu’envers ceux qui n’en peuvent déjà plus.
Or, les programmes d’austérité ont cette faculté de délivrer ce message qu’il serait criminel d’entraver la prise de richesse des intérêts privés d’une part, et d’autre part de culpabiliser les déjà très pauvres de vivre au dessus de leurs moyens, soit directement soit par l’usufruit de reversement de la dépense publique.
Ce que je veux vous dire, c’est que la pensée unique sur laquelle s’accorde toutes nos « huiles » politiques, économiques, financières et médiatiques, qui préconisent une maîtrise des dépenses, le font au dépend des gens qui souffrent le plus, alors qu’il pourrait avec d’autres arbitrage.
J’ai l’impression que l’objectif de ces « huiles » n’est pas la fin de la crise, mais au choix, l’asservissement total des populations, ou l’extermination sur-numéraire de la population (les pauvres bien évidemment).