La notion d’homicide involontaire devrait être restreinte :
-Si je roule vite sur une route secondaire, et que je tue quelqu’un, j’ai commis un délit, mais à aucun moment je n’ai souhaité administrer de violences à quiconque même en cas d’alcoolémie avancée. Il s’agit donc là clairement d’un homicide involontaire. Idem pour un chirurgien qui, suite à une erreur médicale, entraîne la mort d’un patient.
-Mais dès que des coups sont administrés VOLONTAIREMENT, dès lors la mort qui s’ensuivrait chez la victime étant une conséquence d’une volonté initiale de faire mal, de porter atteinte à l’intégrité physique de la victime, le Code Pénal devrait considérer qu’il y a eu volonté dommageable et donc qualifier les charges d’homicide volontaire. Peu importe que la mort ait été voulue ou non.
Si tel avait été le cas, Cantat aurait écopé d’une peine bien plus lourde.
Rappelons également qu’il y a deux raisons à une peine privative de liberté : mettre la société à l’abri d’un individu dangereux, l’empêcher de nuire à nouveau, et accessoirement, sanctionner, punir. L’aspect protection de la société me paraît bien plus capital que la punition.