Cette question ne semble pas soulever de problème pour Chouard : il ne tente jamais de « comprendre » le « pourquoi » et le « comment » de cette acceptation par le peuple de la situation.
Ses propos à l’égard de ce « non problème » sont d’ailleurs assez représentatifs dans la conférence que nous critiquons du peu de cas qu’il fait des de ces « pauvres » qui « défendent l’élection comme une vache sacrée (sic.) ».
S’il évoque le problème, il le balaie de la main aussi sec.
Donc nous ne voyons pas en quoi l’approche chouardienne serait « copernicienne ». Son propos est limpide : la cause des causes est institutionnelle. Pour le reste, c’est la faute à dame nature qui produit des gens « bons » et des gens « mauvais », on ne pourrait rien y faire à écouter Chouard.
C’est d’ailleurs ça qui le conduit a idéaliser une vertueuse aristocratie (précisément car Chouard a une conception métaphysique d’un Homme marqué par je ne sais quel péché originaire -ce qui par ailleurs est l’hypothèse de Kant concernant le mal radical... Comme quoi, à approche métaphysique conclusions métaphysiques...)
Si nous enfonçons des portes ouvertes (nous le reconnaissons), ce n’est certainement pas vis à vis de la pensée de Chouard.
Et dire que le remède au mal est le tirage au sort, excusez-nous, mais nous ne pensons pas être les seuls à enfoncer des portes ouvertes...
Par ailleurs, si relayer des courants de pensée déjà existant revient à « enfoncer des portes ouvertes », gageons que les personnes qui innovent se font très rares (s’ils elles existent...)