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Commentaire de John_John

sur Un autre mode de production est possible


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John_John John_John 4 juillet 2013 18:13

Je vous remercie de votre réponse, permettez moi de remarquer quelques points de désaccord. D’une part, personne n’a jamais dit que la liberté défendue par le libéralisme (à supposer que l’on s’entende sur le terme) n’avait pas de limites. Bien évidemment que la liberté individuelle ne donne pas droit de faire de choses répréhensibles, tout le monde est d’accord là dessus, il s’agit juste de rappeler que l’organisation sociale ne doit se faire et évoluer que vers plus de libertés, et être basée sur le volontariat des individus, par oppositions aux régimes autoritaires et coercitif. Les limites à la liberté sont bien réelles et nécessaires, je ne faisais que rappeler à l’auteur marxiste que sa conception du monde niait complètement la notion même de droit à la liberté et qu’elle était donc, comme on le sait déjà, stupide, dangereuse et totalitaire.

Ensuite vous dites : « le Capitalisme a comme unique moteur la maximisation du profit à court terme » : C’est absurde. Ceci est un poncif répandu par des anticapitalistes qui ne savent évidemment pas de quoi ils parlent. Bien des entrepreneurs pensent à très long-terme, tout simplement parce que c’est le meilleur moyen d’assurer la rentabilité sur ce même long-terme (un bel exemple : Amazon). Personne ne veut voir son entreprise disparaitre, un entrepreneur est donc forcé de penser long-terme s’il veut réussir. Alors oui, il existe des institutions privées qui ne cherchent que le profit à court-terme (c’est un marché, on y trouve donc de tout, même en matière de stratégie d’entreprise), par exemple certains fonds de LBO, mais ces compagnies sont loin d’être majoritaires, sont souvent peu rentables et toutes les études académiques sur le sujet pointent que leurs stratégies ne sont justement pas bonnes. De plus, le « capitalisme » n’a pas de moteur, ce mot désigne juste l’organisation spontanée qui résulte de l’action des agents économique : seuls des individus ont des motivations et des buts propres, le « capitalisme » est tout au plus un « cadre » qui n’a pas de conscience et donc pas de volonté ni de « moteur ». Enfin, même si on admettait cette fausse vue du capitalisme, il est à noter que l’horizon du politique c’est l’élection suivante, c’est à dire tout au plus 5 ans : c’est là réellement bien plus court-termiste que ce que l’on peut trouver dans les conseils d’administrations des entreprises. L’opposition aux vues court-termistes ne peut donc bien logiquement pas venir du champ politique qui lui ne s’occupe que de flatter des électorat à court-terme avec des promesses qui n’auront pas à être tenues.

« Le Capitalisme et la protection de l’environnement ne peuvent être compatibles ». C’est tout le contraire. Non seulement les régimes non-capitalistes ont été les plus pollueurs, les plus violents et les plus pauvres, il faut surtout remarquer que la pollution provient de l’utilisation de technologies non-propres, et que les nouvelles technologies propres qui viennent les remplacer sont mises en place par des entreprises capitalistes en concurrence ! La pollution est un problème, et on ne la résout pas avec des lois, on la résout en favorisant l’émergence de nouveaux modèles et de nouveaux moyens de répondre aux besoins des gens, c’est à dire la définition même de l’entrepreneuriat dans un système capitaliste. L’écologie ne peut pas se passer du capitalisme, et vice-versa : polluer n’est pas rentable, a fortiori quand les clients attendent des entreprises qu’elles fassent des efforts là dessus.

« Je suggère même de limiter la propriété individuelle concernant les richesses naturelles et de base : pas de propriété individuelle de la Terre (mais privatisation possible de son exploitation), ni de l’eau, ni des ressources énergétiques, de l’énergie, de l’eau. » >> C’est la position des géo-libertariens, parfaitement compatible avec la défense des libertés individuelles.

Je suis aussi opposé à la propriété immobilière à des fins locatives : soit une personne veut rester locataire et alors c’est la collectivité qui récupère le fruit de ce loyer, soit il veut devenir propriétaire.«  >> Je ne vois pas le raisonnement. Si j’achète ou me construit une maison, elle est à moi et j’en fais ce que je veux. Si j’ai envie de la louer à mon voisin, c’est une transaction privée entre deux adultes consentants je ne vois pas en quoi quiconque aurait un droit de regards dans nos échanges privés. 

 »On peut acheter un bien, le retaper et le revendre avec une plus value, cette plus value correspondra au travail fourni." >> La plus-value n’est pas obligatoire malheureusement : la valeur ne dépend pas du travail mais de la conjonction de l’offre et de la demande à un moment donné. Vous pouvez vous crever à la tâche sans pour autant produire quelque chose de valeur, c’est là tout le paradoxe qui détruit la vision marxiste de l’économie.

bien à vous


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