« Je veux une Europe européenne, c’est à dire une Europe qui ne soit pas américaine » disait sans cesse De Gaulle.
Hélas, comme vous dites, les successeurs se sont vite chargés de passer à autre chose.
De Gaulle voulait à la fois, réintégrer l’ Allemagne « dans le concert des Nations », et la neutraliser, en lui refusant par exemple d’avoir la bombe atomique. Ce fut un exercice extrêmement difficile et délicat.
De Gaulle explique qu’il n’y avait que la France qui pouvait faire ce geste, qu’elle avait souffert autant que les autres pays occupés, mais qu’en plus, elle avait été trahie par ceux qui ont donné les pleins pouvoirs à Pétain.
La France est le seul pays dans ce cas, aucun autre gouvernement occupé n’a collaboré avec l’ennemi.
Si vous avez le courage de lire 2000 pages, lisez le livre de Peyrefitte « C’était de Gaulle », vous aurez les explications sur l’ Europe, ses succès et ses vicissitudes.
Avec le recul du temps, tout ce qu’il a fait n’est pas applicable aujourd’hui, mais on nous a tellement menti sur De Gaulle, que remettre l’Histoire à l’endroit, permet au moins de comprendre les enjeux du moment : la nécessaire indépendance et souveraineté des Etats européens sous tutelle.
Au tout début, c’était le Traité de Rome, qui contenait déjà en germe la supranationalité qui supprimera par la suite les pouvoirs des gouvernements pour les donner à la BCE et à Bruxelles...
Voici les dangers tels que les voyaient De Gaulle, mais aussi, très lucidement Mendès France.
Conclusion de sa déclaration à l’ Assemblée nationale 18 janvier 1957, à propos du Marché commun, dont il a fallu négocier pied à pied la partie agricole :
« Le projet de marché commun est basé sur la libéralisme classique, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes.
L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, une dictature interne, soit une délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique.
Car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, et finalement une politique au sens le plus large du mot, nationale, et internationale. »
Prémonitoire...
15/08 14:09 - gaspadyn
D’accord avec vous tous, et avec M. Koutouzis. Cependant le titre de l’article est (...)
12/08 19:39 - antonio
12/08 19:34 - Pilou Camomille
« Je veux une Europe européenne, c’est à dire une Europe qui ne soit pas américaine » (...)
12/08 15:35 - BA
Lundi 12 août 2013 : La Grèce aura besoin d’une aide supplémentaire en 2014, selon la (...)
12/08 12:02 - jef88
Les USA avaient en HORREUR l’Europe à 6 ou à 10 ! ils applaudissent l’Europe à 27 (...)
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