Merci pour votre réponse et pour le lien très intéressant.
Je devine que l’hypothèse du « desire for control » a encore du chemin à faire avant d’être tenue pour une évidence du fait anorexique mais, à tout le moins, elle a cours et pourra donc aider certains à y voir plus clair.
Votre témoignage m’explique aussi justement l’évidence que vous donniez d’ores et déjà à cette hypothèse car vous en avez fait vous-même l’expérience directe.
Quoi qu’il en soit, pour ma part, je vous confirme que je vois ce désir de contrôle ou d’emprise sur le corporel comme un moteur puissant des tendances anorexiques.
Cela soulève bien sûr la question de savoir pourquoi une personne chercherait à exercer du contrôle de ce côté-ci.
On pourrait se perdre en conjectures sur les causes précises. Mais d’un point de vue général je ne vois pas de meilleure explication que l’idée que la personne en question manquait dramatiquement de contrôle par ailleurs, cad, était en difficulté ou dans l’incapacité de se poser comme « agent » en contrôle de sa vie... :
- soit pour avoir délibéremment renoncé à ce contrôle en tentant de se conformer idéalement aux attentes des autres (surtout les parents) mais sans en avoir retiré de bénéfices substantiels sous le rapport de la reconnaissance de son statut d’agent capable et autonome
- soit parce que les parents lui refusent précisément ce statut et tentent (ou ont tenté) d’imposer leur volonté (et sous le rapport de l’alimentation, c’est tout sauf rare).
Voilà où j’en suis de mes réflexions.
Il va de soi que si, là encore, vous aviez la gentilles de me dire ce que vous en penser, je vous en serais très reconnaissant.
Quoi qui’l en soit, je vous remercie de m’avoir ramené vers cette thématique. Je vais la replacer sur la liste de mes todos de recherche avec l’espoir d’y venir avant longtemps.