Pourquoi ce deux poids deux mesures ? Pourquoi dénoncer l’arraisonnement d’un navire et l’arrestation de ces militants et pas l’assaut illégal d’une plateforme offshore qui l’a provoqué ?
Les actions de spectacle médiatico-médiatique de ce groupuscule - Greenpeace - aux moyens énormes (et dont on va bientôt apprendre qu’il est financé par Georges Sorosou consorts) semble choisir ses cibles avec un soin très géopolitique. Cela devraient questionner même les plus soumis à la bien-pensance boboïque. http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/un-navire-de-greenpeace-pris-d-assaut-par-des-gardes-ia0b0n1555038L’exploitation pétrolière et gazière de l’arctique est pourtant déjà très engagée dans les zones contrôlées par les USA, le Canada et la Norvège, et là curieusement Greenpeace a oublié d’y monter un spectacle. Un hasard sans aucun doute...http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9trole_et_gaz_naturel_en_Arctique
Ensuite les gisements concernés se situent dans la Zone Economique Exclusive de la Russie. Le droit international - celui-là même qu’il plait à notre onusien Mélenchon d’invoquer quand cela lui chante - est très clair à ce sujet. La Convention des Nations-Unies sur le droit de la mer stipule en ses articles 56 et 58, je cite :
Article 56
1. Dans la zone économique exclusive, l’Etat côtier a :
a) des droits souverains aux fins d’exploration et d’exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques, des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins et de leur sous-sol, ainsi qu’en ce qui concerne d’autres activités tendant à l’exploration et à l’exploitation de la zone à des fins économiques, telles que la production d’énergie à partir de l’eau, des courants et des vents ;
Article 58
1. Dans la zone économique exclusive, tous les Etats, qu’ils soient côtiers ou sans littoral, jouissent, dans les conditions prévues par les dispositions pertinentes de la Convention, des libertés de navigation et de survol et de la liberté de poser des câbles et pipelines sous-marins visées à l’article 87, ainsi que de la liberté d’utiliser la mer à d’autres fins internationalement licites liées à l’exercice de ces libertés et compatibles avec les autres dispositions de la Convention, notamment dans le cadre de l’exploitation des navires, d’aéronefs et de câbles et pipelines sous-marins.
Carte qui délimite les ZEE de l’Arctique maritime, les mer de Barents et de Kara sont intégralement situées dans la ZEE russe, où le droit international lui autorise expressément d’exercer sa souveraineté.
L’appel des activistes de Greenpeace de limiter, contraindre ou empêcher la Russie - et la Russie seulement, nous allons voir pourquoi - d’accéder et d’exploiter ses ressources naturelles est donc contraire à toutes les règles du droit international. Les activistes de Greenpeace ne peuvent se prévaloir d’aucun droit et légitimité pour contester cet état de fait.
Mais ne soyons pas naïf, remarquons simplement avec quelle pugnacité ces officines dénoncent les agissements de puissances tierces, en l’occurrence la Russie, comparativement au silence assourdissant qu’elles entretiennent vis à vis de la première puissance mondiale - et premier pollueur mondial - les Etats-Unis !
Que pensent Greenpeace des gaz de schiste ? Et des milliers de forages qui ont actuellement cours sur une bonne partie du territoire des Etats-Unis, avec les conséquences désastreuses en terme de pollution des sols ? Silence radio. Aucun relais médiatique complaisant en tout cas pour en faire part à l’opinion publique. Deux poids deux mesures toujours.
Si cela ne suffit pas à Mélenchon et l’autre uluberlu Mamère pour saisir les enjeux, et ce qui trame derrière ces soit-disante ONG, il faut qu’il arrête de faire de la politique pour le bien de tous.