Cher auteur, vous avez raison, mais le discours de Soral est bien calculé, comme tout discours pervers qui se respecte.
Car quand on lit la charte de ’E&R qui lit on :
« Nationalistes de tous les pays unissons nous » !
soit,
mais alors pourquoi de l’autre se dit il antimondialiste ?
Parce qu’il est contre les oligarchies dit il. Comme si la mondialisation ne pouvait être que le fait de cette minorité possédante et non celle des peuples.
Non, la mondialisation ne peut être que celle de la fraternité entre les peuples et non celle des nationalismes et des oligarchies. Donc, ni celle de Soral. Cela implique qu’on ne peut pas prétendre protéger ses droits sociaux en les opposants à ceux des travailleurs des autres pays, mais uniquement en favorisant les droits sociaux de tous. Car sinon, c’est revenir à la case des guerres pour l’appropriation et l’exploitation des richesses des pays les plus faibles. En fait, si Soral s’oppose à l’oligarchie, ce n’est pas en raison de sa main mise sur l’économie, mais du fait que celle ci ne considère plus les pays occidentaux comme devant être les seuls bénéficiaires du système économique. Pour l’oligarchie, tous les travailleurs de tous les pays se valent pour les exploiter, mais pour les gens comme Soral, non, le système doit favoriser son pays, quitte à laisser crever les autres.
Ecrire une charte bourré de bonnes intentions c’est bien et c’est même le trait commun à toute charte, d’où qu’elle vienne, sauf rares exceptions.
Mais ensuite, faut bien écouter le discours.
Or, le peu que j’ai entendu de Soral consiste à cracher sa haine d’une part et de l’autre à ne penser que par la grandeur militaire de la France. Soral n’est qu’un nostalgique de la France coloniale où il s’imagine peut être en nouveau de Gaulle, celui du néo colonialisme plus que du CNR qui lui sert uniquement de cache sexe.