@ njama
Bonsoir à vous aussi.
J’ai regardé le résumé du livre que vous m’avez indiqué. Je pense que l’auteur se trompe sur beaucoup de points. Apion dit que Moïse était prêtre d’Héliopolis. On peut donc dire, en effet, qu’il était égyptien. Mais si l’on suit la Bible, il pourrait être un descendant des Hébreux qui aurait échappé à la servitude en entrant dans le clergé d’Héliopolis. En confrontant certains textes que Josèphe rapporte dans son « Contre Apion » tout en corrigeant certaines de ses interprétations, en les confrontant, dis-je, avec les textes bibliques, on arrive assez bien à retrouver l’histoire de Moïse (pour moi Moïse n’était pas un individu mais un groupe de prêtres révoltés atteints de la lèpre comme le dit Manethos).
Par contre, ce qui est certain, c’est que c’est bien lui, ou eux, qui ont « forgé » le peuple d’Israël à partir d’un agglomérat dans lequel se trouvaient des anciens esclaves hébreux. Quand je dis esclaves, il ne faut pas exagérer. La bible précise qu’ils regrettaient les chaudrons de viande de la servitude quand, au cours de l’exode, ils n’avaient que des lentilles à se mettre sous la dent, ou quelque fois quelques cailles.
Toute la liturgie qu’impose Moïse à son peuple est égyptienne mais en lui donnant un autre Dieu : Yahvé. La langue, je ne sais pas. Ce que je pense, c’est qu’avant de partir d’Égypte, il a emporté dans son armoire aux écritures des textes anciens araméens qu’il a dû retraduire ou recomposer (l’histoire d’Abraham). Abraham était originaire d’Aram au pays des Araméens. Il y recrutait ses troupes jusqu’au Liban.
Comme je l’ai dit, j’ai la plus grande confiance dans les travaux du professeur Tresmontant qui était certainement le plus grand spécialiste de l’hébreu. Sa démonstration pour montrer que les évangiles ont d’abord été écrits en hébreu avant d’être traduits en grec est incontestable.