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Commentaire de Emile Mourey

sur Les évangiles : un devoir de vérité


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Emile Mourey Emile Mourey 21 décembre 2013 11:38
@ Antenor

Vous dites : Ce que je trouve surtout contestable dans votre approche de Matthieu, c’est que vous y voyez le résultat d’un compromis suite à la crise d’Antioche entre les « Juifs » et les « Païens »…Vous précisez que Matthieu insiste sur « l’obligation de suivre la Loi à la lettre » (5 ;17).

Il est possible, en effet, que j’ai sous-estimé la violence et l’intransigeance de Matthieu. Dans ce cas, Matthieu ne serait pas le fruit du concile d’Antioche, mais une réaction ou un durcissement.

Autrement dit, Matthieu constate la montée de l"effervescence et l’accepte. La souhaite-t-il ? Dans ce cas, nous serions dans la confirmation de l’opposition entre le courant plutôt pacifique et réformateur de Jean et celui de la tradition pure et dure de Simon Pierre qui s’exprime dans l’épitre de Pierre I, lequel traite par ailleurs plus bas que terre le courant de Jean (comme je l’ai écrit dans mes ouvrages).

Mais Paul, dans son épitre de Pierre II, constate également la montée de l’effervescence et semble l’accepter. La souhaite-t-il ? En tout cas si on l’identifie au Saul qui, avec Philippe, va alerter Néron du danger et se rend à Jérusalem avec ce Philippe et ses cavaliers pour calmer la foule, la réponse est non. Ce qui va dans la perdurance de l’opposition entre Simon et Jean que vous soulignez.

Votre hypothèse sur Ecbatane et le rôle de Philippe est intéressante. Où situez-vous Ecbatane ?

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